‹ Morceaux choisis de prose et de vers des classiques françaisChapitre 10 sur 156 · Avant Je péché originel · texte numérisé non relu

Avant Je péché originel

In juste expose ses principes de conduite.

J'aime la pauvreté, parce que Jésus-Christ l'a aimée. J'aime les biens, parce qu'ils donnent le moyen d'en assister les misérables. Je garde fidélité à tout le monde. Je ne rends pas le mal à ceux qui m'en font; mais je leur souhaite une condition pareille à la mienne, où l'on ne reçoit pas de mal ni de bien de la part des hommes. J'essaye d'être juste, véritable, sincère et fidèle à1 tous les hommes, et j'ai une tendresse de cœur pour ceux que Dieu m'a unis plus étroitement, et, soit que je sois seul ou à la vue des hommes, j'ai en toutes mes actions la vue de Dieu 2 qui doit les juger, et à qui je les ai toutes consacrées. Voilà quels sont mes sentiments; et je bénis tous les jours de ma vie mon Rédempteur qui les a mis en moi, et qui, d'un homme plein de faiblesse, de misère, de concupiscence, d'orgueil et d'ambition, a fait un homme exempt de tous ces maux par la force de sa grâce, à laquelle toute la gloire en est due, n'ayant3 de moi que la misère et l'erreur.

Ibid.

Le pécheur pénitent s'adresse à Dieu.

Seigneur, jusqu'ici j'ai toujours été sourd à vos inspirations, j'ai méprisé vos oracles : j'ai jugé au contraire de ce que* vous jugez; j'ai contredit aux3 saintes maximes que vous avez apportées au monde du sein de votre Père éternel, et suivant lesquelles

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