‹ Morceaux choisis de prose et de vers des classiques françaisChapitre 130 sur 156 · TITUS · texte numérisé non relu

TITUS

Adieu : je vais périr digne encor de mon père.

(On l'emmène.)

Ibid., scène vu.

1. a Ce seul vers en dit plus qu'une scène entière d'agitations et de tourments, parce qu'elle présente à l'imagination tout l'intérieur de Brutus, parce que tout autre père peut se livrer à sa douleur, et que lui seul doit laisser deviner la sienne. » (La Harpe.) — Comparez la scène citée plus haut, page 222, dans laquelle Venceslas aussi condamne à mort son fils Ladislas.

fiusman, avant de mourir, pardonne à Zamore, son meurtrier.

Gusman, gouverneur du Pérou, a épousé Alzire, Jille de Montèze, souverain d'une partie du Potose, qui s'était soumis à l'autorité des Espagnols. Mais Zamore, l'un des chefs américains qui combattent pour l'indépendance de leur pays, avait été le fiancé d'Alzire. Prisonnier, mis aux fers, il s'est évadé, grâce à la complicité d'Alzire, et aussitôt il est allé frapper Gusman sous les yeux mêmes de son père, Alvarez, ancien gouverneur du Pérou, auquel Gusman avait succédé. Au moment de mourir, Gusman, jusque-là dur et implacable, pardonne à celui dont il vient de recevoir le coup mortel1.

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