I. En Laponie, où cette pièce a été composée en
l'arbre. Non, jamais, plus jamais. Ma sève est épuisée, Mes rameaux ont perdu leur première vigueur ; Et nul soleil fécond, nulle douce rosée, Ne peuvent raviver ma force et ma fraîcheur. Sous ce ciel qu'un rayon pâle et furtif colore, Au printemps j'aurais pu gaîment me balancer; Mais je suis resté seul : je languis et j'implore La nuit d'hiver qui doit bientôt me renverser.