‹ Morceaux choisis de prose et de vers des classiques françaisChapitre 78 sur 156 · Cette opinion fausse, abusive · texte numérisé non relu

Cette opinion fausse, abusive

2. C'est ce que Valère Maxime a dit en effet de Sophocle, liv. VIII, ch. vu. Cf. Cicéron, De la Vieillesse, ch. vu.

3. Expression qui serait aujourd'hui considérée comme trop familière, pour Œdipe accablé par l'infortune. Il est question de l1 Œdipe à Colone, la dernière tragédie de Sophocle, que celui-ci lut, dit-on, en présence des juges de l'Aréopage, pour répondre à une accusation de démence que ses fils ingrats lui avaient intentée.

4. C'est-à-dire mes soixante-quinze ans : un lustre est une durée de cinq ans.

5. Ce sont les jeunes rivaux dont le poète a parlé tout à l'heure, ceux qui l'avaient suivi dans la carrière dramatique. On se rappellera que, par un sentiment d'envie, beaucoup de contemporains du grand Corneille s'étaient efforcés de se prévaloir contre lui, pour le déprécier, des brillants succès du jeune Racine.

Rotrou naquit à Dreux en 1609, trois ans après Corneille; mais, ayant débuté très jeune dans la carrière dramatique, il eut la gloire de frayer, par ses exemples et ses conseils, la voie à ce grand homme qui, dans sa naïve reconnaissance, l'honorait du nom de père. Il a cultivé également la tragédie et la comédie, et il nous est resté de lui vingt-trois pièces, entre lesquelles on ne se rappelle guère toutefois que les noms, tels que Saint Genest, Chosroës et Venceslas. Il avait de l'invention et de l'originalité dans l'esprit; il offre assez souvent de beaux vers; mais son goût né*ait pas assez sévère, et il travaillait trop vite. La poésie ne fut pas, d'ailleurs, son unique occupation : il était chargé dans son pays natal des fonctions de lieutenant civil et criminel ; il fut même victime de son ?è!e à les remplir. Dans un séjour qu'il faisait à Paris, instruit qu'une maladie épidémique venait d'éclater à Dreux, il courut aussitôt à son poste pour prodiguer ses secours à ses concitoyens, et, atteint du fléau, il expira en 1650, à peine âgé de quarante et un ans. C'est assez dire qu'il était digne de produire sur la scène les héros, puisqu'il trouvait en lui cette élévation d'âme qui inspire les nobles paroles comme les généreux dévouements'.

In Romain récemment converti s'exhorte à faire le sacrifice de sa vie.

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