De lûul point
. 5. Surtout Turgot. Oa peut consulter sur les vers métriques MarinoDt«I, dans mi Eléments de liitéialure, et l'abbé d'Olivet, dans u Proiodie françaùe, 0. L. 7, c. 11 de l'ouvrage cité.
xvM. iXTnnnricTiON.
d'ailloiirs lui vîiliil, a ce qu'il parait, assez peri de sncrijs'. Mais il faut rcspc'cltT cette exaltation ([ui nous fait sourire, ces «ttudcs opiniâtres, en songeant h ce qu'elles pr<'iparaicrit. (irâcc à ces laborieux ouvriers, les conquêtes du savoir et du talent se multipliaient, et le donaaine littéraire s'agrandissait de jour en jour.
bientôt, g'-âcc a l'un des auteurs de la pléiade, on voit fleurir le premier plant de la poésie dramatique:
Alors Jodclle hcurensement sonna D'une voix humble et d'une voix hartl^ La com(''flie avec la tragédie'.
Aux farces, jeux de la basoche, momeries et badinages, seuls divertissements qu'un théâtre grossier avait jusqu'alors offerts, surxiédèrent ces belles facéties et gentilles comédies que l'Italie avait inventées ou retrouvées depuis peu. Le charme de la musique, de la danse et de> décorations se joignait, dans ces jeux nouveaux de la scène, a l'agrément des paroles : ainsi le rapporte Brantôme qui venait d'assister, avec Henri II et toute la cour, h la représentation du drame A'Orphét (1558). Presque aussitôt, dans la carrière du théâtre, des disciples marchent sur les traces du maître. La Péruse donne une tragédie de Médée: et Garnier, dont la réputation naissante est protégée par Ronsard, en fait jouer huit successivement.
V. Ce tableau incomplet suffit pour montrer que tout ne fut pas perdu dans cette série de tentatives hardies poussées en tout sens; si la pléiade compromit la durée de son triomphe en le voulant absolu , il ne faut pas, en voyant cette orgueilleuse école trébucher de si haut, lui refuser tout mérite et tout éloge. Ses efforts, en dépassant le but, ne furent point entièrement stériles. Elle prépara, par ses égarements même, des essais plus fructueux; elle fit apercevoir, avec un horizon nouveau, un écueil 2 fuir; enfin, dans la lente transformation des esprits et du langage, elle fut un pas en avant et le signal de plus heureux progrès.
4. Voici un exemple qui nous disfiensera de plus longues réflexions :
Phœbus , A | mour, Cy | pris veut ! sauver, 1 nourrir et | orner Ton vers, | cœur et j chef, | d'ombre , de j flamme , de | fleurs.
i. Vers de du Bellay.