‹ Morceaux choisis des classiques françaisChapitre 122 sur 254 · luillalion de Virgile, Lgl., l\, v · texte numérisé non relu

luillalion de Virgile, Lgl., l\, v

Nec varios discet menliri lana colores.

2. Du laliu Inncn, seuil. On dil aujourd'hui préliminairci. Roiloau parle ici des épilres el dédicaces que les poOles adn î-saieiil aux grands. Il faut lui savoir gré d'avoir faii juslice de ces houleuses llaiierio' nue prodiguaient alors les gens de tellres trop peu soucieux de leur dignité.

<76 BOILKAU.

Et , fût-il lourho et borgne , est rf^putd soleil * .

Ne crois pas loiit(,'lois, sur ce disrouis bizarre, Que, d'un frivole encens maii^mement avare, J'en veuille sans raison fru-^tror tout l'univers : La louange agréable est Tâine dos beaux vers. Mais je tiens, comme toi, qnW faut qu'elle soit vraie, Et que son tour adroit n'ait rien qui nous effraie.

Kpître X (fragment).

A ses vers^. — Uoileau peint par lui-même.

J'ai beau vous arrêter, ma remontrance est vaine. Allez, partez, mes vers, dernier fruit de ma veine ; C'est trop languir chez moi dans un obscur séjour : La prison vous déplaît, vous cherchez le grand jour'\

Commencez par vous joindre à mes premiers écrits. C'est là qu'à la faveur de vos frères chéris, Peut-être enfin soufferts comme enfants de ma plume, Vous pourrez vous sauver épars dans le volume. Que si mêmes ^ un jour le lecteur gracieux Amorcé par mon nom, sur vous tourne les yeux Pour m'en récompenser,, mes vers, avec usure, De votre auteur alors faites-lui la peinture : Et surtout prenez soin d'etTacer bien les traits Dont tant de peintres faux ont flétri mes portraits. Déposez hardiment qu'au fond cet homme horrible, Ce censeur qu'ils ont peint si noir et si terrible,

1. Abelde Servien, surintendant des finances, était borgne, ce qui n'em« péchait pas les poêles de le traiter de soleil.

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