‹ Morceaux choisis des classiques françaisChapitre 145 sur 254 · PYLADE · texte numérisé non relu

PYLADE

Ah ! seigneur !

ORESTE. Quoi ! Pyrrhus, je te rencontre encore! Trouverai-je partout un rival que j'abhorre? Percé de tant de coups, comment t'es-lu sauvé ?

i. t Dans ces huit vers, selon La Harpe, les plus beaux du rôle d'Oresle, l'ironie est sublime à force d'èlre amère; et c'est celle ironie, déjà établie parles mots grâce aux, dieux, qui amène et justifie le mot espérance. Celle ironie ressemljle au rire eflYayant et convulsil" qui saisit quelquefois un malheureux dans l'aliénation de la douleur. »

J. UAClNi:. 213

Tiens, tiens, vuilà le coup que je l\ai réservé. Maisqiio vois-je? A mes yeux, llcrniiorie Tembrassc ! Elle vient rarrachcr au coup qui le menace! Dieux ! quels aiïreux regards elle jette sur moi ! Quels démons, quels serpents traîne-t-ellc apn'^s soi? Hé bien! lilles d'enfer, \os mains sont-elles pnHes? Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos tètes*? A qui destinez-vous Tappareil qui vous suit? Venez-vous m'enlever dans réternelle nuit? Venez, ti vos fureurs Orcste s'abandonne. Mais non, retirez-vous, lais.^ez faire Ilermione : L'ingrate mieux que vous saura me déchirer; Et je lui porte enlin mon cœur à dévorer.

Britaiinicus^

(Extiails.)

Aprippino avait conçu l'espérance de régner sous lo nom de son fils 'Néron, qu'elle avait fait empereur; mais son ambition a été trompée : le prince veut se dérober à son joug. Klle en a acciuis la douloureuse certitude, et vient do s'en plaindre amércnieni à sa conlidente Albine. Pour r< ssaisir la puissance ([iii lui t'-clinppe, elle s\;sl rendue à la porte de Papparli-ment de Néron, prèle à lui reprocher sa conduite et à le menaicr de sa vengeance. Pendant qu'elle attend son réveil, elle voit sortir liurrhus de chez lui.

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