‹ Morceaux choisis des classiques françaisChapitre 164 sur 254 · Virgile, Geo/g., II · texte numérisé non relu

Virgile, Geo/g., II

Mane salutantum totis vomit îedibus undam.

J. RACLNE. 245

En des jours ténébreux a chang**' ces beaux jours*.

D'adorateurs zélrs à peine un petit nombre

Ose d'js premiers temps nous retracer quelque ombro :

Le reste pour son Dieu montre un oubli fatal,

Ou même, s'empressant aux autels de Daal'"',

Se fait initier à ses honteux mystères

Et blasphème le nom qu'ont invoqué leurs pères.

Je tremble qu'Athalie, à ne vous rien cacher.

Vous-même de l'autel vous faisant arrai'her,

N'arhève enlin sur vous ses ven.ueanccs funestes

Et d'un respect forcé ne dépouille les restes*.

JOAD

D'où vous vient aujourd'hui ce noir pressentiment?

ABNER

Pensez-vous être saint et juste impune'ment?

Dès longtemps elle hait cette fermeté rare

Qui rehausse en Joad Téclat do la tiare;

Dès lon.ntemps votre amour pour la religion

Est traité de révolte et de sédition.

Du mérite éclatant cette reine jalouse

Hait surtout Josabeth, votre lidèle i''pouse.

Si du grand prêtre Aaron Joad est successeur,

De notre dernier roi Josabeth est la sœur*.

Mathan, d'ailleurs, Mathan, ce prêtre sacrilège,

Plus méchant qu'Al'ialie, à toutii heure l'assiège;

Maiiian, de nos autels infâme déserteur,

Et de toute vertu zélé persécuteur.

C'est peu que, le front ceint d'une mitre étrangère,

Ce lévite à Baal prête so!i ministère :

Ce temple l'importune, et son impiété

1. Nous recommanderons, pour acquérir une parfaite connais'^ance du fujel, cmprunlii au IIl* cl au IV* livre des Unis, la lecture de la prcfnce que Hacine a aonnée à sa tragédie. C'est, a-l-o" .lil avec raison , un clief-d'cEuvro de clarté, de simplicité eld'ordie : ancua des points de l'Iiistoire juive qui servent 5 fonder rintérél de la pièce i! y a été omis. Quant aux iniilalions des livres saints, fort multipliées coi.ime dans Esthrr, nous nous abstiendrons de les noter : on les trouvera indiquées dans la plupart des éditions. Qu il suriîse de le remarquer encore, on peut voir dis h? début «pie. f,'rAco a lu pompe de la religion ei à celle majesté de l'éloipiente des prophètes i|ui la soutient partout, Athdic noui oiïre l'exemple d'une merveille de l'art jusqu'alors sans modèle , ei dont rien ne s'est approché depuis.

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