‹ Morceaux choisis des classiques françaisChapitre 17 sur 254 · Publias Syrus a dit dans ses Mimes · texte numérisé non relu

Publias Syrus a dit dans ses Mimes

Fortuna vilrca est : tum quum splendet, firangitar.

Cf. Horace, Snt., Il, 3, 283; et Corneille, dans Po/j/eMC/e, IV, 2, parlant de la félicité terrestre :

... Comme elle a IV^clat du verre, Elle en a la £ragilité.

MALHERBE

A la reine réyento Mario de Nédicis*.

Nymphe qui jamais ne sommeilles* Et dont les messages divers En un moment sont aux oreilles Des peuples de tout Tunivers, Vole vite, et de la contrée Par où le jour fait son entrée Jusqu'au rivage de Calis*, Conte, sur la terre et sur l'onde, C>iie riionneur unique du monde C'est la reine des (leurs de lis.

Quand son Henri , de qui la gloiro Fut une merveille à nos yeux, Loin des hommes s'en alla boire Le nectar avecque les dieux*.

En celte aventure effroyable, A qui ne semblait-il croyable Qu'on allait voir une saison Où nos brutales perfidies Feraient naître des maladies Qui n'auraient jamais guérison?

i. 1010. — Malherbe, dC's l'année suivante, célébrait encore celte princesse, cl il a souvent renouvelé son éloge, que l'histoire, par uallieur, ne devait pas confirmer. Jadis, il avait salué sa bienvenue en France, en KiUO, lorsque son ami du Perrier l'avait présenté à la jeune reine. Quoi qu'il en soil. l'ode que nous donnons est, suivunl la rcniarque d'A. Chénier, « une des pli, s belles de l'auteur, pour le plan, la richesse du style, la nouveauté et la vérité des images, la hardiesse et la force de l'expression. » lille valut à son auteur une pension de lôdO livres. Uéja Malherbe avait été honoré de la faveur cl des bicnlails de Henri IV.

Page 1