L'apostrophe est noble et belle, i A. Chénier
3. Cadix : on disait alors indifTéremmenl Calis et Cadis, soil en Espagne, soit en France.
A. Ce trait est emprunté à Horace, Od., III, 3 :
Ouos inter Aiigustiis recumbens Purpureo hibil ore nectar.
A leur tour ces vers de Malherbe ont, comme l'a remarqué Chénier, donné naissance à la plus belle strophe de Racan : elle se trouve dans son Ode au lloi :
Ce grand Henri , dont la mémoire , etc.
On ajoutera , avie le président Hénault, que la t;khe de Malherbe ne laissait pas d'èire as^'z diflicile, lorsqu'il louait et pleurait son roi « devant une reine qui ne lut lias assez surprise et assez aflligée delà mort funeste d'un de nos plus grands princes. >
*0 MALHKHBE.
O'ii ne pensait rjuo les furies Viclidraiojil dfs ahîmos d'enfer, Kn de nouvelles j)nrb;iri<'s , Kniployer la Hammc cl le fer'!
Uu'un déljordcrniîni de licence Ferait souiïrir à rinnoeence Toute sorte de eruaiitr'S, Et que nos niallieiirs seraient pire»
Que iiagUf'.rc sous les fUisircs* Que eel Hercule avait domptvis?
Toutefois, depuis l'infortune De cet abominable jour, A peine la {inatri«!nie' lune Achève de Taiie son tour; Et la France a les destinées Pour elle tellement tournées Contre les vents séditieux, Qu'au lieu de craindre la tenipctc Il sembb; (jue jamais sa trie Ne fut plus voisine des cieux*.
Au delà des bords de la Meuse L'Allema<;)ie a vu nos guerriers Par une conquête fameuse Se couvrir le front de lauriers*.
Tout a lléclii sous leur menace; LWigle" nvMne leur a fait place, Et les re^>;ardant approcher Comme lions à qui tout cède, N'a point eu de meilleur remède Que de fuir' et se cacher....
Assez de funestes batailles Et de carnages inhumains
1. « Très- belle image, supérieurement rendue el d'une manière bien lyrique. Ce développeinenl do la pensée du poëi'-, en donnant de la chaleur à l'ode, est flaUeur pour la reine. • A. G,