‹ Morceaux choisis des classiques françaisChapitre 19 sur 254 · C'osl-à-dire l'Aulriche · texte numérisé non relu

C'osl-à-dire l'Aulriche

7. Aujourd'hui monosyllabe : .Malherbe, au contraire, faisait cet infinitif de deux syllabes, el/^«i( d'une seule; ce qu'ont approuvé Ménage elYaugelas.

MALHERBE. il

Ont fait en nos propres entrailles Kougir nos déloyales mains*.

Donne ordre que sous ton génie Se termine cette manie; Et que, las de perpétuer Une si longue malveillance.

Nous employions notre vaillance Ailleurs qu'à nous entre-tuer.

La discorde aux crins de couleuvres^, Peste fatale aux potentats, Ne Unit ses tragiques œuvres Qu'en la fin niônie des Etats.

D'elle naquit la frénésie De la Grèce contre l'Asie, Et d'elle prirent le flambeau Dont ils désolèrent leur terre, Les deux frères' de qui la guerre Ne cessa point dans le tombeau*.

C'est en la paix que toutes choses

Succèdent selon nos désirs;

Comme au printemps naissent les roses.

En la paix naissent les plaisirs :

Elle met h'S pompes aux villes,

Donne aux champs les moissons fertiles;

Et, de la majesté des lois

Appuyant les pouvoirs suprêmes.

Fait demeurer les diadèmes

Fermes sur la tète des rois*.

t. « Pathétique et chaud : expressions vives et fortes. » A. C. On recontinlt là des souvenirs d'Horace , Epod., VII :

Sua

Urbs haec periret dextera.

Cf. ï6iff. , XVI. Trait reproduit par Corneille dans Cinna, 1 , 3.

2. Ainsi le front des furies est-il dépeint daas Catulle, Xoces de ThMis. tt de Pelée, v. 194 :

Eamenides , quibus angnineo redimita capillo Frons exspirantes prsportat pectoris iras....

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