‹ Morceaux choisis des classiques françaisChapitre 187 sur 254 · J. I{. ROUSSEAU · texte numérisé non relu

J. I{. ROUSSEAU

Si de leur triste esclavage Tu viens di'gnger mes sens, Si tu détruis leur ouvrage, Mes jours seront innocents.

J'irai puiser sur ta trace Dans les sources de ta giâce :

Et, de ses eaux abreuvé.

Ma gloire fera connaître Que le Dieu qui m'a fait naître Est le Dieu qui m'a sauve.

Liv. 1, ode 2.

L'aYeuglcDieut des hommes*.

Qu'aux accents de ma voix la terre se réveille^! Uois, soyez attentifs; peuples, ouvrez Toreille : Que l'univers se taise et nrécoute parler ^ Mes chants vont seconder les accords de ma lyre ; L'esprit saint me pénètre, il m'échaufle, il m'inspire Les grandes vérités que je vais révéler.

L'homme en sa propre force a mis sa confiance. Ivre de ses grandeurs et de son opulence, L'éclat de sa foitune enlle sa vanité.

Mais , ô moment terrible, o jour épouvantable, Où la mort saisira ce fortuné coupable''. Tout chargé des liens de son iniquité!

Que deviendront alors, répondez, grands du monde, Que deviendront ces biens où votre espoir se fonde, Et dont vous étalez l'orgueilleuse moisson? Sujets, amis, parents, tout deviendra stérile*;

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