Poésie. Super
JOO .!. K. HOUSSKAC.
De ces lauriors imaginaires Que Kfîllone vous fil rueillir.
kn vain ii; deslrucleiir rapide De Maro-Anloin^! et de f.r'pide Hempiissail i'uiiiv(!rs d'iiorreurs : il n'eût point eu le nom dWu^^Misle, Sans cet empire heureux et juste Qui fit oublier ses fureurs.
Montrez-nous, guerriers magnanimes, Votre vertu dans tout son jour :
Voyons comment vos cœurs sublimes Du sort soutiendront le retour.
Tant que sa faveur vous seconde, Vous êtes les maîtres du monde; Votre gloire nous éblouit :
Mais au moindre revers funeste, Le masque tombe, Thomme reste.
Et le héros s'évanouit'.
L'effort d'une vertu commune Suffit pour faire un conquérant :
Celui qui dompte la fortune Mérite seul le nom de grand.
Il perd sa volage assistance.
Sans rien perdre de la constance, Dont il vit ses honneurs accrus; Etsagrande âme ne s'altère Ni des triomphes de Tibère Ni des disgrâces de Varus^.
Liv. II, ode G».
1. On rapporte que !e prince Eugène, après la bataille de Densin, Tut singulièrement frappé de cette strophe, dont Fonlanes était aussi grau:! admirateur. Quant aux deux derniers vers, demeurés proverbes, ils sont traduits de Lucrèce , de renun Naliira , 111 , 58 :
. • . , Eripitur persona , manet res.
Massillon a développé la tnèmc idée dans son Pelil Carùme : « Tout est brillant au dehors, vous voyez le héros-, entrez plus avant, cherchez l'homme lui-même : c'est là que vous ne trouverez plus, dit le Sage, que de la cendre et do la boue. » El f)ius loin : • L'homme désavouait le héros... » {SiTinon pour le dimniich;: de la Vasfiion. )
2. Allusion aux chagrins qui assaillirent la vieillesse d'Auguste. L'un des principaux fut la défaiiedc Varns, qui perdit trois logions en Germanie.
3. Nous omettons les deux dernières strophes , moins heureuses (jue celles qi'.i les précèdent. Ce n'est pas sans raison qa'.-Vndré Chénier a remarqué, en commentant Malherbe, que nos poêles lyriques , même dans leurs meilleures productions, avaient su rarement s'arrêter à propos. — Fénelon,