‹ Morceaux choisis des classiques françaisChapitre 205 sur 254 · YoUairc a dit après Crébillon , dans son Ltnlus, Y, I · texte numérisé non relu

YoUairc a dit après Crébillon , dans son Ltnlus, Y, I

El qui pardonne au crime en devient le complice.

2. Remarquons ici avec quelle habileté l'auteur nous intéresse aux re-

300 CniîBILLON.

TAvo-loi : (-'on est trop. Puisque jo te p.irdonne, Que servent les re^,Tets où ton cœur s'abandonne? Va, ce n'est pas à nous que les dieux ont rijmis Le pouvoii- de punir de si chers ennemis. iNoinme-moi les climats où tu souhaites vivre ; ÏMrie : dès ce moment je suis prête à te suivre, Sûre que les remords qui saisissant ton cœur Naissent de ta vertu plus que de ton malheur....

Zônol)ic a promis de venir rejoindre son époux : elle calme avec une (li^^nité ferme et modeste les soupçons oITcnsants de Hliadami^te, qui redoute un rival dans Arsame, son propre frère, cl termine par cos Ix'auK vers :

Pour toi, dès que la nuit pourra me le permettre, Dans tes mains , en ces lieux , je viendrai me remettre. Je connais la fureur de les soupçons jaloux : Mais j'ai trop de vertu pour craindre mon époux.

A la fin du quatrième acte, Arsame, que Ton a peint à Pharasmanc conime un rcb Ile, est arrêté par l'ordre de son père. Celui-ci persévère dans ses desseins de vengeance contre Rome. Il veut la braver par îe châtiment du personnage qu'il croit associé aux projets de son fils, et il commande qu'on amène l'ambassadeur, pour con-fondre Arsame en sa présence et acquérir, avec les preuves de leur romplicilé, le droit de les punir tous les deux. Mais on vient lui annoncer que ce Romain fuit, enlevant celle qu'il ne connaît que. sous le nom d'isménie. 11 s'élance après eux, trouve Rhadamislo qui, animé d'un courage indomptable, cherciie à se frayer ;i travers les gardes un sanglant passage; il l'atteint et le frappe d'un coup mortel. Revenu auprès d'Arsame, il s'étonne de le voir s'aiîliger de la mon d'un rival.

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