Virgile a dit mieux, dans sa première églogue.v
Non ego vos poslhac (capelUc)..., Duuiosa pciiiUre procul de rupc viilebo;
co que Oelille a imité ainsi dans les Jardins, c. IV :
• Là, du sommet loinlaiu des roches bui.^sonncuses Je vois la chèvre pendre
414 A. CIIKNIIOR.
Kl tu vois les brebis, sur lo jeunt^ gazon, Kpaissir lo tissu de l(Mir blai.clie toison. Dans les fcflili'S chaiiips voisins do la Touraino, Dans ceux ou rOcéaii boit ruine de la Soi no, S\''lèvent pour le frein des coursiers belliqueux. . Ajoutez cet amas de lleuves tortueux : L'indomptable Garonne aux va^^ues insensées, Le Uhône inipT-tueux, lilsdes Alpes glacées, J^a Seine au Ilot royal, la Loirr; dans son sein Inrertaine *, et la Saône , et mille autres enlin Qui nourrissent partout, sur tes nobles rivaj^es. Fleurs, moissons et vergers, et bois, et pâturages, Rampent au pied des murs d'opulentes cités, Sous les arches de pierre à grand bruit emportés^. Dirai-je ces travaux, source de Tabondanee, Ces ports où des deux mers l'active bienfaisance Amène les tributs du rivage lointain.
Que visite Phœbus le soir et le matin ? I)irai-je ces canaux, ces montagnes percées, De bassins en bassins ces ondes amassées Pour joindre au pied des monts Tune et l'autre Thétis'? Et ces vastes chemins en tous lieux départis. Où rétranger, à l'aise achevant son voyage. Pense au nom des Trudaine * et bénit leur ouvrage ? Ton peuple industrieux est né pour les combats. Le glaive, le mousquet, n'accablent point ses bras: Il s'élance aux assauts, et son fer intrépide Chassa l'impie Anglais, usurpateur avide. Le ciel les fit humains, hospitaliers et bons. Amis des doux plaisirs, des festins, des chansons ; Mais faibles, opprimés, la tristesse inquiète