Acte V, Scène IV
Clé' pâtre (reine de Syrie, veuve de Démétrius Nicanor), Anliochus (lils de Démétrius et de Cléopàlre), Rodogunc (sœur de Phraate, roi des Parlhes), Timagène (ancien gouverneur d'Anliochus et de Séleucus son frère).
TIMAGÈNE (à Aiitîoclim), Avec assez do peine iP ouvre un œil mourant; Kt, ce reste égaré de lumière incertaine Lui poignant son cher frère au lieu de Timagène, Uempli de votre idée, il m'adresse pour vous Ces mots oii l'amitié règne sur le courroux :
« L'ne main qui nous fut bien chère « Venge ainsi le refus d'un coup trop inhumain'.
a Régnez; et surtout, mon cher frère,
« Gardez-vous de la même main, a C'est... » La parque à ce mot lui coupe la parole;
t. Cette Iragcdie, intitulée Hodogune, princesse des Parthes, est de llî'iG et parut avec une di^dicace de l'auteur au prince de Condé. Ce fut un des grands succès de Corneille. Le sujet en est tiré d'Appien, fin des guerres de Syrie, et de Justin. On assare que Corneille préférait celte pièce à toutes ees autres compositions. l\ est ccrlain que l'élile des criiiquc-s s'est accordée à en n'connaîlre l'efTet théâtral , qui répare, dans une certaine mesure, ce qu'clleolTrc d invraisemblable à plusieurs égards. On admire surtout la terreur (Iriiinaiiciue qui règne dans le cinquième acte, Tune des plus éclatantes inanireslulions du génie de Corneille.