Sor( du bois
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Et que ces jours passés j'achetai de Gaveau.
Jo to laisse ci penser si , sur cette m?iliére.
Il voudrait iik; tromper, lui qui me considf'ire.
Aussi j(; m'en conleiitf!; et jamais, en effet,
Il n'a vendu clieval ni meilli.'ur ni mieux fait
l]ne trie de barbe', avec l'étoile^ nette;
L'encolure d'un cy;;nc, efïibie et bien droite*;
Point d'épaules non plus qu'un lièvre; court-jointé*,
Et qui fait dans son port voir sa vivacité;
Des pieds, morbleu, des pieds! le rein double' : à vrai
J'ai tiouvé le moyen, moi seul, de le réduire ; fdire,
Et sur lui, quoiqu'aux yeux il montrât beau semblant*,
Petit-Jean' de Gaveau ne montait qu'en tremblant;
Une croupe en largeur à nulle autre pareille.
Et des gi^-ots, Dieu sait! Bref c'est une merveille;
Et j'en ai refusé cent pisloles, crois-moi.
Au retour* d'un cheval amené pour le roi.
Je monte donc dessus, et ma joie était pleine
De voir liler de loin les coupeurs' dans la plaine;
Je pousse et je me trouve en un fort à l'écart,
A la queue*" de nos chiens, moi seul avec Drécart :
Une heure là-dedans notre cerf se fait battre.
J'appuie alors mes chiens**, et fais le diable à quatre ;
Enfin jamais chasseur ne se vit plus joyeux.
Je le relance seul; et tout allait des mieux,
Lorsque d'un jeune cerf s'accompagne le nôtre :
Une part de mes chiens se sépare de l'autre,
Et je les vois, marquis, comme tu peux penser,
Chasser tous avec crainte, et Finaut** balancer;
i. C'est le nom des chevaux de ceUc partie de la côte d'Arrique qu'on appelle la Barbarie. Ce pays produit , en eCfel, des chevaux très-estimés.