‹ Morceaux choisis des classiques françaisChapitre 19 sur 115 · Derniers chants. (Didier édit · texte numérisé non relu

Derniers chants. (Didier édit

2. Selon Plutarque, ce chœur d'OEDiPE a Colone est le morceau que Sophocle lut devant ses ju-^-s, pour répondre aux imputations de son fils Iophon qui l'accusait d'être tombé en enfance. Voy. Cours de 5e, p. 121.

i; LYRIQUE — GENRE DESCRIPTIF 57

Ni la grande lie Dorienne • N'ont jamais possédée, arbre aux rameaux divins, Qui n. ut. libre, et fleurit dédaigneux de nos mains ;

Terreur de la lance ennemie.

Trésor de nos champs, l'olivier, Courbant sur nos berceaux, sur la vierge endormie, Son Feuillage au s-ciis pale, ombrage nourricier! Nul guerrier, jeune ou vieux, d'une main sacrilège N'oserait l'extirper de ce sol qu'il défend; Car il a pour gardien Jupiter tout-puissant, Et Minerve, aux yeux bleus, le chérit, le protège

D'un regard ferme et vigilant.

Mais je ne t'ai rien dit encore D'une autre gloire, illustrant la cité, De Neptune immortel bienfait qui nous honore, Double don, d'asservir un cheval indompté, Et d'obtenir des mers l'empire redouté!

D'Athène élevant la fortune, Fils de Saturne, ô glorieux Neptune, Par toi l'impétueux coursier Subit le joug qui l'importune, Docile au frein du cavalier!

Par toi, plus promptque les vagues rapides, Le fier vaisseau, par la rame entraîné, Devance au loin sur le flot dominé L'essaim joyeux des Néréides !

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