‹ Morceaux choisis des classiques françaisChapitre 20 sur 115 · L. Halévy- (Trad. de Sopk · texte numérisé non relu

L. Halévy- (Trad. de Sopk

Ballade à M. Fouquet POUR LE PONT DE CH ATE AU-T il 1E11 U V.

Dans cet écrit notre pauvre cité Par moi, seigneur, humblement vous supplie: Disant qu'après le pénultième été L'hiver survint avec grande furie, Monceaux de neige et gros randons de pluie, Dont maint ruisseau croissant subitement Traita nos ponts bien peu courtoisement. Si vous voulez qu'on les puisse refaire, De bons moyens j'en sais certainement :

i. Le Péloponèse.

%. La Grècl nuoiQUK. (liuuhdtte édiu)

L'argent surtout est chose nécessaire.

Or, d'en avoir c'est la difficulté; La ville en est de longtemps dégarnie : Qu y ferait-on ? vice n'est pauvreté; Mais cependant, si l'on n'y remédie, Chaussée et pont s'en vont à la voirie. Depuis dix ans, nous ne savons comment, La Marne fait des siennes tellement Que c'est pitié de la voir en colère Pour s'op{ ose à son débordemei.t.

L'argent surtout est chose nécessa^e.

Si demandez combien en vérité

L'œuvre en requiert, tant que soit accomplie,

Dix mille écus en argent bien compté,

C'est justement ce de quoi l'on vous prie;

Mais que le prince en donne une partie,

Le tout s'il veut, j'ai bon consentement

De l'agréer sans craindre aucunement.

S'il ne le veut, afin d'y satisfaire,

Aux échevins on dira franchement :

« L'argent surtout est chose nécessaire. »

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