GENRE DIDACTIQUE
Elélas! ce cœur brûlant, Magnera
s'il a hit ses tourments, il i
lez dune sun bonheur, l iiui;
le du boi ni.
h discours! rien ne peul lou :
Contre lui ses soupçons ont armé la natu L'étranger dont les yeux ne Favaienl ira; mais; Qui chérit ses • ,ts;
Le vieillard qui a éteint, rendant sim] -de,
Qui ne sait pas encor ce que c'est qu'un péril Son hôte, son parent, son ami, Un font peur : Tout son cœur s'épouvante au nom de ur.
Est-il quelque mortel, à son heure suprêi Qui n'expire appuyé sur le mortel qu'il aime, Qui ne trouve des pleurs dans tes yeux attendris D'un frère ou d'une sœur, d'une épouse ou d'un Bis? L'infortuné qu'il est! à son heure dernière, Souffre à peine une main qui ferme sa paupière; Pas un ancien ami qu'il cherche encor des yeux; Et le soleil lui seul a reçu ses adieux.
Malheureux! le trépas est donc ton seul as Ah! dans la tombe, au moins, repose enfin tranquil Ce beau lac, ces flots purs, ces fleurs, ces gazons irais, Ces pâles peupliers, tout t'invite à lapai.x. Respire donc enfin de tes tristes chimères, Vois accourir vers toi les époux et les mi> Regarde ces amants qui viennent chaque jour Verser sur ton cercueil les larmes de l'amour; Vois ces groupes d'enfants se jouant sous l'ombrage Qui de leur liberté viennent te rendre hommage, Et dis, en contemplant ce spectacle enchanteur : a Je ne fus point heureux; mais j'ai fait leur bonheur1.»
Delille.
A madame la comtesse de Senfft.
Vous dites bien vrai, tout s'en va; mais ce qui s'en va estil donc tant à regretter? N'en doutez pas, c'est la fête, la
1. Delille subissait naïvement le prestige de la phrase et de la rhétorique. 11 oubliait, comme tant d'antres, que la théorie de Rousseau a inspiré la pratique do Robespierre , que la période lu plus sonore ne vaut pas le plus petit acte d'honnêteté, et que Rousseau a inauguré n France le : ophîstes am-
poulés, comme Voltaire celui des sophistes ricaneurs, nos deux fléaux.
grande fête qui se prépare, et qui commencera lorsque le monde aura été purifié. Nonrelinquam vos orphanos, veniamdd ; s. Ne craignons tien; nous reverrons le Christ, le Christ sauveur, le Christ libérateur, le Christ qui prend pitié des pauvres, des faibles et des misérables.
Et puis, sous un autre point de vue, qu'est-ce que l'histoire des hommes, sinon l'histoire du développement continuel de l'humanité, et des mille et mille changements nécessaires qu'il amène d'âge en âge? Que me fait, à moi, un empire qui tombe? Un passereau qui meurt me touche davantage; pauvre petite créature de Dieu, qui, après avoir aspiré, comme un globule de rosée sur la fleur, sa gouttelette de vie, s'en va et ne revient plus. S'il fallait porter le deuil des royaumes qui passent, et des pouvoirs qui expirent, les peuples, depuis Nemrod, n'auraient pas eu d'autres vêtements, et nous entendrions encore, au fond de l'Orient, tinter les glas de ces grandes funérailles ; le bruit lugubre de ces premières morts nous arriverait de tombeau de roi en tombeau de roi, comme d'écho en écho; « et pourtant, dit le Seigneur Dieu, c'est moi qui ai abattu ces chasseurs d'hommes, parce que j'ai eu pitié de la terre. » N'allez pas croire, cependant, que je ne sente pas tout ce qu'il y a de douleur dans la rupture de ces liens qui vous attachaient au passé? Hélas! oui, nous sommes ainsi faits, et la famille qui flottait dans l'Arche sur les ruines d'un monde entier, d'un monde pervers dont elle détestait les crimes, n'en éprouvait pas moins, quoiqu'elle connût ses hautes destinées, des souffrances inexprimables.
Toutefois, je voudrais que mon cher comte ne prît aux événements que cette sorte de part que, dans sa position, le devoir commande, ou que peut avouer une raison aussi droite et aussi ferme que la sienne. S'il y a des astronomes à la fin des temps, je ne crois pas qu'il fût sage à eux de se tuer de chagrin parce que les planètes iront de travers, c'est-à-dire autrement qu'elles n'étaient allées jusque-là; ceci dérangera, j'en conviens, la régularité de la science, mais ne dérangera point l'univers, que ne cessera pas de conduire une Intelligence pourvue d'autres règles de gouvernement que celles que nous nous faisons avec tant de travail et un travail si vain. Pour moi, voici toute ma politique : — Je crois en Dieu, en sa Providence, et j'espère dans l'avenir qu'elle destine au genre humain.
Le mien, personnellement, n'a rien de beau : malade,
pauvre, persécuté, je ne Bais pas, le soir, où le lendemain je reposerai ma tôte. Non, ma vie n'esl pas douée; mais elle est telle que 1 n< u me l'a faite, el je dois dès ton <-n ôtre content. Ce n'esl pas i'-i le lieu du repos : redisons-nous ette pensée calme; elle fait qu'on tourne avec espéranc irds vers l'occident, là ou nall l'au-
rore 'lu jour qui n'esl |ias de la terre, 'lu jour que ne trouille aucun ora ;e, et que la nuit n'uliscuicit jamais.
Lamennais '.
Les Encyclopédistes.
Ah ; si d'un doux encens j'' les eusse fêtés,
Vous nie pardonneriez, de les avoir cités.
Quoi donc '. un écrivain veut que son uom partage
Le tribut de louange offert à son ou\ r
Et m'impute a forfait, s'il blesse la raison,
De la venger >i un \ i Je son nom?
CniiipiaMe de l'ennui dmit sa muse m'assomme,
Pourquoi s'est-il nommé, s'il ne veul qu'en le nomme
Je prétends soulever les lecteurs détrompés
Contre un auteur bouffi de succès usurpés.
Bous une périphrase étouffant ma franchise,
Au lieu de d'Alembert, faut-il donc que je dise :
I ce joli pédant, géomèl re oral
De l'Encj clopi die ange conservateur,
Dans l'histoire chargé d'inhumer ses confrères,
Grand homme, car il fait leurs extraits mortuaires ?
Si j'évoque jamais, du fond de son journal,
1m s sophistes du temps l'adulateur banal,
Lorsque son nom suflit | our exciter le rire,
Dois-je, au lieu lie La Harpe, obscurément écrire :
c'est ce petit rimeur, de tant de prix enflé,
Qui, sifflé pour ses vers, peur-' prose sifflé,
'l'eut meurtri des faux pas 'le sa nui
Tomba de chute eu chute au trône académiqu
létours sont d'un lâche et malin détracteur; Je ne \ eux point offrir d'énigmes au lecteur.
GlLBKL'.T.