GRAMMAIEIE DE LA LANGUE DU XVI« SIÈCLE. XV
Au premier réclame qu'il oyt de sa vraie mère^ il quitte la perdrix larronneuse.
S. François db Sales, 247.
S 10. Le présent de Tinfinitif fournit (comme en français moderne) un grand nombre de substantifs [lephilosopher, Vimaginer^ le vivre y le partir , le mourir ^ le dormir, le médire^ le départir^ le chanter , le broncher , le taire, le vouloir pour : la philosophie, Timagination, la vie, etc....
 tous instans representons-la à nostre imagination, au broncher d'un cheval, à la cheute d'une tuille....
Mont. 206.
■ Je t'ay laissé dire tout ce que tu as voulu, et tant qu^ tu as voulu^ sans jamais dire mot. » Voilà pas un taire parlier et bien intelliga)le?
Mont, 222.
Et si le chanter m'agrée.
Baïf, 64.
Quand ce vint au départir, cela faisoit d'un costé pitié à veoir.
Amyot, 157.
Il heurtoit de telle sorte Que mon dormir s'en alla.
Us rampent bassement, foibles d'inventions.
Et n'osent, peu hardis, tenter les fictions.
Froids à l'imaginer
Réc:!. 99.
Or cela n'est que jeu dont je ne fay que rire Et voudrois que ce fust le plus de ton mesdire.
RoNS. 43.
Et qui pis est, ce mal, qui m'afflige au mourir, S'obstine aux recipez et ne se veut guarir.
RâîN. 103.
Puisqu'au partir, rongé de soin et d'ire, A ce bel œil l'adieu je n'ay sceu dire.
RoNS. 20.
Mais, n'en déplaise aux vieux, ni leur philosopher Ni tant de beaux écrits qu'on lit dans leurs écoles,' Pour s'affranchir l'esprit, ne sont que des paroles.'
RÉGN 108.