VI INTRODUCTION
Mais la mort n'est pas loin; cette mort est suivie ,
D'un vivre sans mourir, fin d'une fausse vie.
AuB. 89.
Toutefois aujourd'hui cette orgueilleuse Rome, Sans bien, sans liberté, ployé au vouloir d'un homme.
Garn. 72.
§ 11. Le participe présent, qui nous a fourni nombre de substantifs (un tranchant, le séant, un servant, un vivant, etc....), était très-employé pour cet usage :
La seule lyre douce L'ennuy des cœurs repousse, Et va l'esprit flatant De VeseouiarU.
RoNS. 33.
Section IV. Syntaxe.
§ 12. L'ellipse du substantif répété est admise devant un adjectif ou devant un complément : une langue plus belle que la française :
Portes, un neu autre que le vulgaire A pu coupler nos esprits alliez.
Baîf, 64.
S'ils ont cœur de lyons, vous leur ferez venir de moutons.
MONTL. 148.
§ 13. Le rapport de l'objet possédé au possesseur, que nous rendons par la préposition de, s'exprime souvent, H\x seizième siècle, par la préposition à:
Qu'il me fist donner de Vargent au roy pour faire de la vaisselle d'argent.
MONTLDC.
Le vieux français disait de même la maison à Gautier, le cheval à Guillav/me, et nous disons encore la barque à Caron, le denier à Dieu, la vache à Colas; Molière a employé au pour du :
La peste de ta chute, empoisonneur au diable.
GRAMMAIRE DE LA LANGUE DO XVI* SIÈCLE. XVn
vers, qui, dans bien des éditions, est faussement ponctué : empoisonneur, au diable.