‹ Morceaux choisis des grands écrivains français du XIVe siècleChapitre 121 sur 231 · LE CHANT DE UEXIL · texte numérisé non relu

LE CHANT DE UEXIL

Disons adieu, mes compagneS| A nos chétiyes campagnes, Où le Jourdain doux-coulant Va sur le sable ondelant.

Adieu terre plantureuse.

Naguère si populeuse.

Terre promise du ciel, Toute ondoyante de mieL

Adieu Siloé, fontaine Dont la douce eau se promène Dans le canal de Gédron Serpentant à Tenviron.

Adieu costeaux et vallées.

Adieu rives désolées, Adieu yerdureux^Hébron, Vieil territoire d'Efron, Et vous naguère édifice, Le plus rare en artifice Et en ornements divers.

Que fust temple en Tunivert

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