XX INTRODUCTION
moins un sens absolu et les employait à former des su* perlatifs :
Elle m'envoya deux des gentilshommes plus apparens.
Marg. de Valois.
H assembla une troupe députa légers Gaulois et qui ayoient accousmé de gravir les montagnes.
Amtot.
De sorte que ce fut^ à ce que l'on dit, Tordonnance qui plus fascha riches, entre toutes celles que lors establit Lycurgus, et pour elle ilz crièrent et se courroucèrent pltis contre luy.
Amyot, 167.
Ils maudissent ton nom quand tu leur es plus doux^ Quand tu nous meurtrirois, si te henirons-nous.
AueiGNÉ, 93.
Cet emploi de plus, moins^ pour le plus, le moins, se retrouve encore dans Bossuet et dans La Bruyère :
Ses soldats étoient ceux de ses concitoyens que TÉ&rypte exerçoit avec p2ii«desoin.
Bossuet.
C'est le succès que l'on doit moins se promettre.
La Brutère.
§ 22. Trop est employé avec les adverbes de comparaison :
Vostre bel œil, à parler par raison, Me veit trop misulx qu'à l'heure que me veistes. i Marot, 9.
J'ai voulu dire ce mot pour ce que la curiosité humaine admire trop plus les choses rares et difficiles à trouver.
Do Bellay, 183.
S 23. L'adverbe très^ dans récriture, s'accole ordinairement à l'adjectif c[u'il détermine , pour former un mot composé :
Le mot qu'Aristote avait trèsfamilier.
Mont. 216.
Trèsheureuse et longue vie.
Mont. 214.