M. ibid
sa mort que des fragments de ses écrits parurent dans les AddUtGnt de le Laboureur aux Mémoire$ de Castelrau (1659). Une première édition fort incomplète en fut donnée en 1665. La Société de l*Histoire de France en a publié récemment une que Ton peut considérer comme définitive*.
Page 196; 1. 14. Parangonné, comparé.
Page 197, 1. 10. Trappelle faite à propot^ trappe faite à dessein.
Page 201, 1. 1. La Noue (François de), dit Breu de fer, célèbre capitaine calviniste, né en 1531 aux environs de Nantes, mort le 4 août 1591 à Moncontour. Il servit d'abord en Italie, embrassa la réforme et prit bientôt une part active aux guerres de religion. En 1567, il s'empara d'Orléans, combattit à Jarnac, fut fait prisonnier à Moncontour (1569), et battit les catholiques à Sainte-Gemme (juin 1570). Au siège de Fontenay, il reçut au bras gaiiche une blessure qui nécessita Tampu talion, et on lui fabriqua un bras de fer (de là son surnom) qui lui permit de tenir la bride de son cheval. En 1571, il passa avec Genlis en Flandre au secours des insurgés, s'empara de Valenciennes et de Mons, que Tannée suivante il dut rendre après une vigoureuse défense. Lorsqu'en décembre 1572 l'armée royale mit le siège devant la* Rochelle, Charles IX le chargea d'engager les habitants à la soumission, mais il échoua (1^73), et retourna au camp royal. Plus tard il finit par se rallier à ses coreligionnaire^ et pendant plusieurs années mit tout en œavre pour assurer la sécurité et les défenses de la ville. L'année qui suivit la paix de Bergerac, les Hollandais l'appelèrent en Flandre avec le grade de grand maréchal de camp (1578), et bientôt après le nommèrent général en chef. Il surprit Ninova (1580) ; mais battu à Iseghen, il fut fait prisonnier et subit pendant cinq ans, au château de limbourg, une dure captivité. Retiré ensuite à Genève, il vint rejoindre le roi de Navarre quand celui-ci se fut réuni à Henri III contre la Ligue (1589); il combattit aux sièges de Paris, à Arques, à Ivry, et envoyé en Bretagne (1591), fut blessé mortellement au siège de Lamballe. Transporté à Moncontour, il y mourut quinze jours après. On a de lui : Discours politiques et militaires, 1587, in-4*, souvent réimprimé. Sa correspondance a été publiée en 1854, in-8»».
Page 203, 1. 1. Montaignt (Michel-Eyquem de), né au château de Montaigne en Périgord le 28 février 1533, mort le 13 septembre 1592. Après avoir fait son droit, il fut pourvu, vers 1554, d'une charge de conseiller au parlement de Bordeaux, et eut pour collègue la Boétie, avec qui il se lia d'une étroite amitié. Vers ce temps il vint à la cour,