PARTICIPE
Section I. Participe présent.
§ 127. Le participe présent était toujours variable dans notre ancienne langue et se déclinait comme un adjectif : le seizième siècle conserva sur ce point Tusage de Tancien français : les nymphes foulantes Vherhe^ une 6é^e marchante avec jsrwrfencô, etc.. :
Au long des lieux où il falloit nécessairement que les ennemis abordassent, Ttiemistocles engrava en grandes lettres sur des pierres des paroles addressantes aux Ioniens, leur remonstrant qu'ilz se dévoient tourner devers eulx,
AUYOT.lS^i,
GRAMMAIRE DE LA LANGUE DU XVl» SIÈCLE. LXV
Mais bien à nos compagnes Fit voir les Sœurs compagnes Foulantes l'berbe aux sons De ses cbansons.
nds nympbesy
Fui^ntes le satyreau
Qui les pourchasse à la course.
Tu montas sur un char que deux lynces farouches Trainoient d'un col félon, mascharUes en leurs bouches
Un frein d'or espumeuz
RoNS. 41.
Tel fut le sommaire de la harangue généreuse et procédante d'une ▼raye magnanimité que prononça Aemylius.
Amtot, 174.
Les Gaulois ^estoient de la nation celtique, lesquelz n'estant pas leur pals suffisans pour nourrir leur multitude, en estoient sortis.
Amyot, 161.
Panorge ayant choisi ung grand mouton, l'emportoit criant et bellanty voyant tous les aultres et ensemblement bellans et reguardans,
Rab. 126.
§ 128. Le seizième siècle emploie le participe présent comme ablatif absolu.
Je ne sçay s'il y a homme si parfaict qui, se voyant réduict à tel poinct, ne l'embrassast vifTement, estant de soy une loy inviolable de nature.
Hosp. 153.
S 129. L'inversion du participe présent est fréquente :
il emportoit ung grand mouton, voyaru tous les aultres.
Rab. 126.
Et le plaisir que prendroys ce voyant seroit petit considérant que la moindre partie de moy, qui est le corps, demoureroit.
Rab. 12U
ÉcniVAinsDu XVI* siêcls.