ORTHOGRAPHE, PRONONCIATION, ETC
Et ie dos moyennement long^ Vrai sourian s'il en fut onq.
Blllay, û4#
§ 189. Le son du g dur est exprimé par gu dans briguans (Rab., 122), desguainoit (Bellay, 54), guaige (Rab., 124), guaigna (Rab., 125), guard (Rab., 129), gua/rder (Rab., 129), guarir (Régn., 103), giuimisoti (Rab., 129). '
S 190. Gn latin au milieu des mots laissa tomber le g à Torigine du français ; le vieux français disait conoistre (co^noscere), asséner (assig^nare, dessiner (desigrnare) .Les latinistes rétablirent le g, d'où cogneurent (Amyot, 163), cogneus (Mont.^215), cognois (Rons., 35), cognoisse (Rons., 44), congnoist (Henr,,243),reco^neM&j (Mornay, 231),recog'neitssen^(Pasq., 184), recognoistre [Rons,, 40), regnard (Rab., 128), mots dans lesquels le gf était muet.
§ 191. Le son latin h s'éteignit en français dès l'origine : aussi le vieux français écrivit-il, en laissant tomber l'A, avoir (habere),ome (hominem), ostel (hospitale), etc. Les latinistes le rétablirent et l'on eut havoir, ha (Marot, 9), etc. De cette orthographe nous avons conservé Aomme, Aôtel, etc.
S 192. On appliqua même cet h a des mots qui ne l'avaient point en latin: habondance (Gring., 3) , hostages •(Hosp., 154), etc.
§ 193. Par contre, on retrouve quelques traces de Tusage du vieux français dans irondelles (Aub., 88), yver
(Baïf, 63); '^Jf ivy