‹ Morceaux choisis des grands écrivains français du XIVe siècleChapitre 91 sur 231 · LA MORT D'UN ENFANT · texte numérisé non relu

LA MORT D'UN ENFANT

Comme on voit sur la branche au mois de mai la rose En sa belle jeunesse, en sa première fleur, Rendre le ciel jaloux de sa Tive couleur, Quand Taube, de ses pleurs au point du jour Tan ose

La grâce dans sa feuille et Tamour se repose, Embaumant les jardins et les arbres d'odeur ; Mais battue ou de pluie, ou d'excessive ardeur, Languissante elle meurt feuille à feuille desclose.

Ainsi dans ta première et jeune nouveauté , Quand la terre et le ciel honoroient ta beauté, La Parque t'a tuée, et cendre tu reposes.

Pour obsèques reçois mes larmes et mes pleurs. Ce vase plein de laict, ce panier plein de fleurs, , Afin que vif et mort ton corps ne soit que roses.

Page 1