‹ Morceaux choisis des grands ʹecrivains franc̜ais du XVIe siècle: accompagnʹes d'une grammaire etChapitre 121 sur 212 · PHILIPPE DESPORTES · texte numérisé non relu

PHILIPPE DESPORTES

Ainsi vivant, rien n'est qui ne m'agree.

J'oy des oiseaux la musique sacr6e, Quand, au matin, ils benissent les cieux; Et le doux son des bruyantes fontaines Qui vont, coulant do ses roches hautaines, Pour arrouser nos prez delicieux.

Douces brebis, mes fiddles compagnes, Hayes, buissons, forests, prez et montagnes, Soyez temoins de mon contentement :

Et yous, 6 dieuxl faites, je vous supplie, Que, ce pendant que durera ma vie, Je ne connoisse un autre changement.

AGRIPPA D'AUBIGNfl

1650—1630. (Voyex Notice, page 26S)

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