Lalanne, Diet, de Vhist. de France
Charles III, due d'Alencon (1509). Devenue veuve (1525), elle alia en Espagne pres de son frere prisonnier, pour lequel elle professait une tendresse sans bornes, et dont elle chercha inutilement a hater la d& livrance; epousa (1527) Henri d'Albret, roi de Navarre, et des Ion passa la plus grande partie de sa vie a Nerac, continuant, malgre les riolentes attaques dirig£es contre elle, a proteger autant qu'elle le ' pouvait les reformes, dont elle avait embrasse en partie les doctrines. On a d'elle des poesies, des contes, des farces, des ouvrages theolo giques, etc. Nous citerons : le Miroucrde Vdme pdcheresse, 1531, in-4 e , r&mprime* dans le recueil des poesies de la princesse, pubUe en 1547 (2 vol. in-8") par Simon Sylvius, dit La Haye, son valet de chambre, sous le titre de Marguerites de la marguerite des princesse*. Sonoeuvre la plus connue est VHeptame'ron, recueil de 72 nouvelles composeesa limitation de Boecace, mais qui sont rest6es bien au-dessous de leur modele ; elles offrent pourtant un assez grand intlrdt historique. Pubises pour la premiere fois, mais incompletement, sous le titre de Histoiredes amants fortune* , par P. Boaistuau, 1558, in-4°, elles ont ete reimprimSes tr&s-souvent. La meilleure Edition, celle qui reproduit pour la premiere fois le texte original, a 6te donn6e par M. Le Roux de Ljncy, 1853, 3 volumes in-8°. M. G6nin a publie en 1841 et 1842, 2 volumes de lettres de Marguerite , dont on conserve a la Bibliotheque nationale une correspondance curieuse avec Briconnet, e>eque de Meaux '.
Page 6, v. 11. Qui rend son peuple, ce qui rend, etc....
— v. 18. Me donne de travail mati&re, me donne une matiere a peine, a douleur.
Page 8, 1. 1. II y eut deux pontes de ce nom au seizieme siecle. Marot (Jean), n6 en 1463 a Caen ou pros de cette ville, mort a Cahors en 1523. Ses osuvres ont 6te r6unies en 1532, puis reimprimees plusieurs fois au seizieme siecle, en 1723 et 1731, et dans quelques Editions de Clement Marot. M. Guiffrey a public" de lui en 1860 un poeme inedit. II eut pour fils Clement Marot, ne* a Cahors en 1495, mort a Turin en septembre 1544. Valet de chambre favori de Marguerite d'Angouleme soeur de Francois I", il suivit celui-ci a Pavie (1525), ou il fut blesse et fait prisonnier. De retour en France, la liberie* de son langage sur les matieres religieuses le fit emprisonner au Chatelet, etil y fut enferme* une autre fois (1530) pour avoir enleve des mains des archers un homme qu'on menait en prison. Nous devons a ces deux captivites quelques-uns de ses meilleurs ouvrages : ses deux fipitres fameuses, i Lyon Jamet (Fable du lion et du rat), et au roi pour leur