Lalanne, Diet, de Vhist. de France
xvr* siecle : Saint-Gelais (Jean de), capitaine et chroniqueur, vivait sous Charles VIII et Louis XII. — Chronique (1270-1510), 1522, in-4'. — Son neveu, Octavien, poete, evGqufc d'Angoul£me (1494), ne* a Cognac ( Chare nte), vers 1466, mort en 1502. — La Chaste cfamours, recueildes poesies de sa jeunesse (1509, in-fol.) ; le Se'jour d'honneur, s. d., in-4% aliegorie m&\£e de prose et de vers ; des traductions en vers de Yftntide et des tpitres d'Ovide; le Vergier d'honneur, s. d., in-fol. — (Mellin de), neveu du precedent, n6 aAngouieme en 1491, mort a Paris en 1558. — (Euvres pottiques, 1574, in-8*; Sophonisbe } trad. deTrissino, tragedie en 5 actes, en prose, representee a Blois en 1559 jflistotre de Geniivre, imit. de l'Arioste, terminer par Balf, 1572, in-8° ».
Page 16, v. 16. Sur ce suspens, suspend u sur cela (lat. suspense).
Page 17, v. 1. Imite de Claudien.
— v. 3. Eloigner de vue, perdre de vue.
— v, 38. Quant et lui, en me* me temps que lui.
Mellin de Saint-Gelais est le dernier poSte important de cette ecole qu'avait illustr^e Marot, et qui vivait sur les traditions et les proc6des po&iques du quinzieme siecle. Avec oette eeole disparut definitivement le moyen age litteraire que Ronsard et la Pieiade devaient rapidement faire oublier: vainement Saint-Gelais, quiavaitapeu pres a lacour de Henri II le memo rdle que jouerent sous la Restauration Fontanes et les derniers dlfenseurs de l'abbe Delille et de la po£sie descriptive, en presence des triomphes de l'ecole romantique, — essaya de tuer l'ecole nouvelle par le ridicule et en parodiant l'enflure de certaines odes de Ronsard; il fut r£duit, « dans l'intgre'tde sa pro pre renommee, a en passer par une reconciliation et a subir les eioges du jeune vainqueur, quiluilaissa desormais libre carriere, dit Sainte-Beuve*, a se refugier tristement dans les vers latins. »
La defaite de Saint-Gelais fut le signal d'une de route genSrale : desormais l'opinion publique etait acquise a Ronsard, et plus d'un podte de l'ancienne ecole s'enrdla sous la banniere du vainqueur. Entre ceux qui firent defection, le plus important fut Maurice Sceve, seigneur deFlecheres (baronniede la principaute desDombes), n6vers • 1510, d'une famille originaire du Piemont. Sceve, qui fut conseillerechevin de la ville de Lyon, suivit longtemps la cour de Francois I", ou il devint l'admirateur et l'61eve de Marot, qui dirigea ses debuts poet iques : il travailla meme au Blason du corps fe'minin et merita les eioges du maitre. En 1548, Thomas Sebilet, dans son Art poe'tique, It