‹ Morceaux choisis des grands ʹecrivains franc̜ais du XVIe siècle: accompagnʹes d'une grammaire etChapitre 189 sur 212 · DJlit, p. 256. — 2, Mte, p · texte numérisé non relu

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C'est dans cette society d'esprits distingues qu'il jeta les fondements de la revolution litteraire qui changea l'avenir de notfe langue et de notre poesie. Ses premiers ouvrages po6tiques, imprimis vers 1551, furent vivement mais inutilement attaques a la cour par Mellin de Saint-Gelais et sa coterie. Proclame par les mainteneurs des jeux floraux le po'ete francais par excellence; place par les lettres et les savants du siecle au rang d'Homere et de Virgile ; recherche* des rois Henri II, Charles IX, Henri ill, de Charles IX surtout, qui ne pouvait se separer de lui; admire, pr6ne, sans rivaux, il jouit, de son vivant, d'une gloire qui n'eut d'egale que la chute qui la suivit. Malherbe avait un exemplaire de ses oeuvres, qu'il avait biffe d'un bout jusqu'a l'autre. Boileau le traita avec le plus meprisant dedain. Une critique plus juste a replace* Ronsard, non pas au pinacle ou l'avait porte l'enthousiasme de ses contemporains, mais a une place fort elevee. Si sa tentative pour en rich ir la langue des depouilles de l'antiquite l'embarrassa parfois de mots baroques ou bizarrement cr£6s, d'epithete* en flees et redondantes, ce qui rend insupportable la lecture de son poeme de la Franciade, il faut lui reconnaHre beaucoup d'imaginatioQ, de force, de verve, de grace, le don de peindre par un style cree, et souvent (surtout dans ses petites pieces) un charme penetrant et un* deMicatesse exquise de sentiment et d'expression. II imita souvent, et en maitre, Anacreon et d'autres poStes de l'antiquite. Le prem«er, il introduisit dans notre langue l'ode, 1'hymne et l'epithalame On a de" lui deux livres $ Amours, cinq livres d'Odes, quatre chams d'un poeme, la Franciade, en vers de dix syllabes, avec uno preface sur le rdle du poeme hdroique; le Bocage royal, recueil de poes>«sa lalouange des rois et des grands de l'epoque ; des Aglogues, EUgies, Hymnes, Sonnets, GaieUs, tipitaphes, etc. Un excellent choix de ses oeuvres a ete publie par M. Becq de Fouquieres. Ronsard est qualifie dans des lettres patentes de conseillcr et aumdnier ordinaire du rot et de madame de Savoie. II fut cure d'Evaille (Sarthe) des

Page 20, v. 7. Comme un chevreuil, etc. Imite de Bembo. — v. 23. Rivages tors (litteral. tordus), quise recourbent. Page 21, v. 10. Thusque, toscan.

— v. 23. Virgile, Mn. VI, 785.

Page 22, v. 1. Horace, Odes s III, 2.

— v. 20. Ovide, Am. Ill, 15.

— v. 27. Tibulle, I, vm, 41.

Page 23, v. 32. Pindare, 01. vn.

Page 25, v. 5. Horace, Odes, III, xm.

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