‹ Morceaux choisis des grands ʹecrivains franc̜ais du XVIe siècle: accompagnʹes d'une grammaire etChapitre 196 sur 212 · Lalanne, Diof. de Vhist. de Franc · texte numérisé non relu

Lalanne, Diof. de Vhist. de Franc

Page 96, t. 12. CW/W, siffle.

— v. 18. Macrobe, grammairien du cinquieme siecle.

— v. 21. Sonjugement, le jugement du pedant.

— v. 24. Quia, se trouver a court d'arguments.

— y. 25. Fauteur d'hlresie.

Page ,97, v. 13. Confondre, donner i un age les gouts de l'autre.

— v. 19. Vdge en avant, a mesure qu*il crott en age.

— v. 25. ConseiUer, ne prenant conseil que de ses caprices.

— y. 31. Bepentir. (II ne fait rien) dont il pourrait avoir a se repentir, se garde de tout mauvais pas.

Page 98, v. 5. Rapin (1540-1608) fut Tun des auteurs de \9l Satin Menippie, II a laiss6 cinq volumes de poesies tant latines que francaises. Dans cette satire, Rlgnier defend son oncle Desportes et l'ecole de Ronsard <voy. ci-dessus, p. 262) contre les attaques de Malherbe.

— v. 7. Non chanty original.

— v. 13. Me satisfaire, pour satisfaire le desir.

— y. 17. Et que cette mimoire..., afin qu'on se rappelle a jamais que.

— v. 21. Cet riveure, Malherbe.

— y. 36. Saint' Jean, le marche* Saint-Jean. Allusion a la reponse si connue de Malherbe : « Quand on lui demandait son avis, dit Racan (Vie de Malherbe), sur quelque mot francais, il r envoy ait d'ordinaire aux crocheteurs du port au Foin, disant que c'etait la les maltres pouMe langage. »

— v. 37. Je le veux. Soitl j'admets leur opinion, a la condition que....

Page 99, v. 10. Cheval volant, Pegase.

— v. 12. Mouehe du Grec, les abeilles qui deposerent leur miel, selon la llgende, sur les levres de Pindare.

— y. 37. Art, artifice.

— y. 42. Point coupe* , collerette de dentelle.

Page 100, y. 3. Ou (sont) eet divine esprits.... Qu'ils sont loin de ces divins. etc....

— t. 9. Le Palate (de Justice) qui 6tait, au temps de Rlgnier, le quartier des marchandes a la toilette.

— y. 13. Mercure, le dieu du mensonge.

— v. 21. A mordre si cuisante, nous disons encore une cuieante morsure.

— v. 24. David. Allusion a la traduction des psaumes qu'avait composee Desportes.

— v. 27. Avis eomme, du mfime avis que....

— v. 34. De'faudra, la vie leur manquera, leur fera defaut avant qu'ils manquent de sujets de poSme....

266 COMMENTAIRB.

Page 100, v. 36. Comprend, contient.

— v. 38. De valeur, par le courage.

— v. 40. Aux vieux (poeles de TantiquHA).

Page 101, v. 2. A manque (manque de).

y. 7. Luisant. Le soleil briile plus ou moms, suivant les yeux

de chacun.

— y. 9. Je sais que j'ai le oerveau frapp*.

— v. 39. Sans gout, sans passion.

Page 102, y. 15. Mettre a chef, mener a bonne flu.

— v. 16. Que, il pense que....

Page 103, v. 29. Ascendant, ob&ssant a ma verve.

Page 104, v. 37. Royaumont, de l'ordre de Giteaui (prts Beauvais), fondle en 1230 par saint Louis.

Page 105, v. 3. Comme, etcombien....

Page 106, v. 15. C.-a.-d. et si peu qu'il me soit reste" d'esprit, c'esi assez pour que je souffre.

Page 107, v. 1. Ou tot, au contraire, toi....

— v. 31 . Ou Vhomme, au contraire, I'homme.... Page 108, v. 7. Propre, bienpropre.

Page 109, v. 15. File de la boule blanche, nes sous une heureuse 6toile.

Page 113, 1. 1. Calvin (Jean Gauvin, dit), Calvrnut, cllebre reformat cur, le chef de la seconde branche du protestantisme a laquelle il a donn6 son nom, ne a Noyon (Oise) le 10 juillet 1509, mort a Geneve le 27 mai 1564. II 6tait fils de' Gerard Gauvin, notaire apostolique, procureur fiscal du comte de Noyon, scribe en cour d'eglise et promoteur du chapitre. Pourvu d'un b6n6fice a douze ans, cure de Marteville (1525), puis de Pont-Leveque (1527), il acheva ses etudes a Paris, et suivit les cours de droit a Orleans et a Bourges. En 1532, il publia un commentaire sur le traite de la CUmence de Slneque, et l'ann^e suivante, compromis pour ses opinions luthenennes, fut oblige de quitter Paris. II trouva un asile a la cour de Marguerite d'Angouldme, a Nerac, et, apres un nouveau sejour a Paris, quitta la France (1534). II sj rendit a Bile, ou il publia (1535 ou 1536) la Christians religionit in titutio, premiere 6bauche du celebre traite qu'il traduisit lui-m§me en francais (1541) sous le titre $ Institution chre'tienne, el qui ne recut sa forme definitive qu'en 1558 Ce livre est un des chefsd'oeuvre de notre langue au seizieme siecle. Chasse d'Aoste, oil il avait voulu prftcher (1535 ou 1536), il arriva a Geneve (1536) quelques mois apres que la r6forme y eut ete* adoptee par le conseil general. La, c£dant aux instantes prieres de Farel, il accepta la place de ministre et de professeur de thfologie. Tous deux r£digerent un formulaire de profession de foi et un plan de discipline eoclesiastique

quale peuple approuva dans une assemble gene'rale (29 juillet 1537); mais, quand ils voulurent s'occuper aussi de reformer les moeurs, ils souleverent un mecontentement gdnSral, et, ayant refuse de c&ebrer la cene suivant une forme prescrite par le conseil, ils furent bannis le 26 mai 1538. Calvin, retire a Strasbourg, y devint professeur de theologie et pasteur de I'Eglise franchise. Bappele* a Geneve des 15^0, il ne se d6cida a y rentrer qu'en septembre 1542, et, de ce moment, il y ezerga une influence toute-puissante, qui, L partir de 1546, se changea en domination presque absolue, et dans le gouvernement et 1' organisation de l'Eglise qui lui 6tait confine, il deploya une fermetfi, une energie et une activity sans bornes. Deux de ses adversaires payerent de leur vie l'opposition qu'ils firent a ses doctrines : le celebre Servet, qui pe>it sur le bucber le 27 octobre 1546, et Jacques Gruet, qui eut la tdte trancbee le 26 juillet 1547. — Les ceuvres de Calvin ont et6 plusieurs fois reimprimees. On conserve a la bibliotbeque de Geneve 2025 sermons manuscrits de Calvin ! .

Page 113, 1. 2. Sinon que.... a moins qu'elle ne vienne a....

Page 118, \. \. Rabelais (Francois), ne* a Cbinon vers 1495, mort a Paris vers 1553. Son pere Stait aubergiste ou apotbicaire. II commenca sea Etudes a i'abbaye de Seully, oil il trouva, dit-on, le type de frere Jean des JSntomineures, les continua au couvent de la fiaumette, pres d'Angers, les acbevaal'universit£de cette ville, ou il eut pour condisciples les freres Du Bellay (voy, p. 257), puis entra comme novice auz Franciscains de Fontenay-le-Comte,et y recut lapretrise vers 1519. Mai vu de oes moines mendiants parce qu'il se livrait a l'etude du grec, il leur joua, pour se venger, dit la 16gende, quelques tours qui le firent enfermer, et il ne fut delivre* que par Intervention d'Andr6 Tiraqueau, lieutenant ggn6rai de la sen6chaussee. Autorise par indult du pape k parser dans l'ordre de Saint-Beqoit, il vecut quelque temps a I'abbaye de Mailjezaig et s'attapha a l'evfique de cette ville, Geoflroy d'Estissac, qui l'emmena i son cbateau de Uguge. C'est la qu'il se trouva en relations avec Jean Bouobet, Marot, Bonaventure Desperiers et Calvin. Signale* bjentol comme beretique, il se retira aupres des freres Du Bellay, qu'il servit en qualite de cfrapelain, de secretaire, et plus tard de m^decin. Cette puissante famille lui donna la cure de Souday, village perdu au fond du Percbe, ou il se livra 4 une etude profonde de la botanique. Son gout pour la mddecine et les tracasseries qu'il essuyait l'arraeherent & cette retraite, et vers 1530, il se rendit a Montpellier, ou Ton conserve sur les registres de la Faculte* sa premiere inscription datee du 16 septembre 1530. II y fut re$u bacbelier par

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