Lalanne, Diet, de Vhist. de France
dispense. Mais son humeur inquiete ne tarda pas a, le pousser ft. Lyon, ou, apres avoir 6t6 m6decin de l'HAtel-Dieu de npvembre 1532 a fevrier 1534, il se fit correctcur chez le cllebre imprimeur Etienne Dolet. II publia chez lui plusieurs Editions, entre autres une de la traduction latine d'Hippocrate et de Gallien (1532), puis, pour apaiser ses plaintes sur le peu de succes de cette publication, il ecrivit la Chronique Gargantuine « dont il aet6 plus vendu par les imprimeurs, en deux mois, qu'il ne sera vendu de Bibles en neuf ans, » et qui fut suivie de pres du Pantagruel (1533). II entreprit la meme ann£e la publication d 1 Almanacks qu'il continua jusqu'en 1550, et qui eurent un immense dibit. 11 y combattait les prljuges astrologiques et y substituait des idles plus saines. II ne nous en reste d'autre trace que la Prognostication pantagruiline. II suivit bientdt apres ( 1534 et 1536- 1537) Jean Du Bellay a Rome,ou il etudia l'archeologie et l'arabe, puis vint a Paris, charge sans doute d'un message pour le roi. Retournl a Rome, il y obtint du pape (17 Janvier 1536) une bulle qui le dechargeait de toute excommunication et censure, et lui conferait un benefice a l'abbaye do Saint- Maur-des-Fosses. Avant de s'y rendre, il s'arrdta a Montpellier, s'y fit recevoir docteur (22 mai 1537), y pratiqua la m6decine et fut depute 1 par la Faculty au chancelier pour obtenir le retablissement de ses privileges. Apres un court sejour a Saint-Maur, il reprit sa vie errante. II publia vers ce temps le troisieme livre de Pantagruel, qui, malgr6 le privilege royal et Tapprobation splciale que le roi donna au livre apres se l'dtre fait lire tout entier, exposa Pauteur k de tels dangers qu'il dut se rlfugier k Metz. II y v6cut mislrablement, fit encore un voyage k Rome, pres du cardinal Du Bellay, et ne reparut en France qu'apres s'fitre menage la protection puissante de Diane de Poitiers et des Guises. II fut nomine 1 , par le cardinal Du Bellay, a la cure de Meudon (18 Janvier 1551), cure qu'il resigns en fevrier 1553, dix-neuf jours avant l'autorisation de publier son quatrieme livre de Pantagruel, le plus hardi, celui ou il ne menage personne, ou il sacrifie a sa verve, catholiques, protestants, sectaires et philosophes. La Sorbonne censura le livre, le Parlement en dlfendil la vente ; Rabelais eut le credit de faire lever les defenses et le livre eut un merveilleux succes. L'oeuvre immense et puissante de Rabelais, melange prodigieux de science et de bouffonnerie, de vues eievees, deiicates, et d*obscenit6s grossieres, de hautes lecons, de satires sanglantes, a eierc6 la sagacite de plus d'un critique. On en a donne des clefs : Grandgousier, c'est Louis XII; Gargantua, Francois I* r ; Pantagruel y Henri II, etc Quoiqu'on ne puisse douter que son livre nesoit pleind'allusions, il ne faut cependant pas en chercher partout et meconnaltre la large place que tiennent dans cette oeuvre, 1'imagination, la fantaisie et la verve inventive mises au service du bon sens et de la
raison, sous la livree de la folie. Ecrivain de genie et peintre comique de premier ordre, Rabelais est comme le patriarche de toute une famille litteraire : Moliere, la Fontaine, Voltaire lui-meme, qui d'abord le trouva trop grossier, mais qui finit par le gouter beaucoup, dlrivent de lui en grande parti e, et Ton sait que la Bruyere a dit que, s'il 6tait le cbarme de la canaille, il 6tait souvent aussi le mets des plus delicats. La meilleure edition de ses oeuvres est celle de MM. Burgaud Desmarets et Rathery, 1873, 2 volumes in-12 '.
Page 118, 1. 21, 'AvayvuHiTYi;, lectcur.
Page 119, 1. 11. Braque, place du faubourg Saint-Marceau.
— 1. 44. Tonstal, 6v6que de Durham, publia en 1559 un traite de Arte supputandi.
Page 120, 1. 22. Rhizotome, qui coups des racines, £i'(a (racine) et Tspvco (coupe).
— 1. 29. Diete, regime (SCaiTa).
— L 40. Si aulcunes (y) estoient.
Page 122, 1. 27. Mais (que) je n'avoys.
Page 123, 1. 1. Vart de Lullius, Tart de Raymond Lulle, Palchimie.
— 1. 16. Somme, en somme.
-Page 124, 1. 4. Lanternois, pays de pure fantaisie.
— 1. 16. Mouton* d)a grand? lain*, monnaie d'or frappee sous Jean le Bon.
— 1. 17. Uordre (de la Toison-d'Or) de U maison de Bourgogne.
— 1. 20. Panurge fait dans sa reponst la contre-partie de chacune des paroles du marchand : A mouton de uvant, il oppose monnoye de ponant ; a mouton de haulie fustaie, monnaie de taiUiz; a mouton d* hauUe gresse, monnaie de basse gresse.
— 1. 34. Couppe, plateau.
— 1. 40. Bas cueur, le haut du choeur est reserve aux chanoines, le bas auzcbantres, enfants de choeur, etc.... fitre du bas chceur, c'est 6tre un petit personnage, de peu d'importance.
Page 125, 1. 2. Louschets, balle de laine.
— 1. 10. Monnaie d'or a l'effigie de Henri II (qui yenait de monter sur le trdne).
— 1. 17. Foy de pieton (fantassin), parodie du serment foi de chevalier.
— 1. 20. Enfants d'Athamas, roi de Thebes. Transported en Colchide par un b&ier, ils l'immolerent ensuite au dieu Mars, et la toison de eet animal devint la celebre toison d'or.
Page 126, 1. 3. Guogue, ventre.
— 1. 4. En Pygmion, dans le pays des Pygmies.