XXXIV INTRODUCTION
Louis de Nassau, dont le mesme jour que le comte d'Egmont fut execute, sa femme estoit venue a Bruzelles pour consoler Madame la comtesse d'Aremberg sur la mort de son mary.
Brant. 200.
§ 56. Lequel, laquelle, etc., est ordinairement mis a la place de qui :
Parquoy combien que son essence (de Dieu) nous soit occultc : neantmoins ses vertuz, lesquelles apparoissent assiduellement devant noz yeux, le demonstrent tel, qu'il nous est expedient de le cognoistre pour nostre salut.
Galv. 113.
§ 57. Auqucl est parfois remplacd par onquel (de m&me que 1'article au est remplac6 par la forme assourdie on : « L'on le tenoit on borceau, » dit Rabelais). — Au pluriel, on trouve a, cdt6 de auxquels la forme esquels compos6e de es (dans les; sur ce mot, voy. § 14) et de quels :
Fuy les compaignies des genz etquelx tu ne veulz point assembler.
Rab. 123
J'amcine mes moutons (Tung pays onquel les pourceaulx ne mangent que myrobalans.
Rab. 125.
lis ontdompte Luxembourg, Lorraine, Cbampaigne, Savoye, jusques a Lyon : onquel lieu ont trouve vos guarnisons.
Rab. 130.
Section V. Pronoms indefinis.
§ 58. Tel employ 4 sans Far tide ind6fini, joue le r6lc du pronom d6monstratif cet : la vue de telle prairie, pour la vue de cette prairie. Employ6 comme adjectif indefini, il a le sens de pareil, scmblable : il fit bdtir plusieurs telles maisons.
Le capitalne de Salines ayant dit, avec toute reverence espagnole,
GRAMMAIRE DJE LA LANGUE DU XVl e SINGLE. XXXV
au comte d'Egmont qu'il le faisoit prisonnier de par le roy, ce fut luy qui fut fort estonne, et dit au capitaine teU mots.
Brant. 196.
Lcs paysans ayant faict plusieurs telles fosses en la montaguc, ili ne pcurcnt neanmoins prendre la louvc.
Amyot, 175.
Ce qui feit depuis croire le rapport de telle vision fut une fievre continue qui dura quatorze jours.
Aub. 234.
Je n'ay aultre thresor en ce monde que to veoir une foys en ma vie absolu et parfaict et tel te laisser apres ma mort.
Rab.121.
§ 59. Aucun. Co mot, qui s'6crivait au trciziemo sieclc alcun, et alqun au douziemc, est un compos6 do alqaes, commo chacnn est un composd de chaque, et quelqu'un do quelquc. — Aliquis donna en vieux francais alque : aliqui vencrunt, alquc vinrcnt, disait notrc ancienno langue. — Alque est done P6quivalent do quelque, et alqun (alqu'un) l'&juivalcnt de quelqu'un. L'histoirc et l'cHymologie i'aucun montrent que ce mot a un sens essentiellement affirmatif : Avez-vous entendu aucun discours qui vous fit croire? Allcz au bord de la mer atlendre les vaisscaux, et si vous en voyez aucuns, revenez me le dive. Phedre 6tait si succinct qu'aueuns Ten ont blam6 (la Fontaine, Fables, VI, 1). — Aucun devient n6gatif quand il est accompagn6 de ne : J'cn attendais trois, aucun no vint. — Mais il ne faut pas perdre de vue qu'en lui-m£me et de sa nature aucun est positif et signifie quelqu'un, et le seizieme Biecle Temployait toujours au premier sens.
Le plus ou moins do duree en nostre vie, si nous la comparons a l'eternit6, ou encore a la dur6e des montaigncs, des rivieres, des arbres et (Taucuns animaux, est ridicule.
Mont. 207.
Dicu n'a pas vuolu forclorre II aucun* l'entrSe de la felicite..