‹ Morceaux choisis des grands ʹecrivains franc̜ais du XVIe siècle: accompagnʹes d'une grammaire etChapitre 46 sur 212 · DE I/ORTHOGRAPHE ET DE LA PRONONCTAHON AU SEIZIEME SIEGLEL · texte numérisé non relu

DE I/ORTHOGRAPHE ET DE LA PRONONCTAHON AU SEIZIEME SIEGLEL

§ 136. H n'existe, en thcorie, quo deux syst&mes d'orthographe : le premier qui figure exactement la prononciation ou orthographe phon&ique; le second qui s'attache plutdt a rappeier Porigine du mot et est dit orthographe ttymologique. L'orthographe phon&ique , exacte peinture de la yoix, n'admet que des lettres vivantes et prononc6es : elle 6crira filantropie, orfelin> filosofie, commenous &cri\ onafaisan [depha$ianits) } fantaisie (cpotv- Ta<Tia), fantdme (de phantasma). A c6t6 de ccs lettres actives, l'orthographe 6tymologique admet, au contraire, des lettres mortes, qui rappellent aux ycux Pdtymologie, mais qui ne jouent aucun rdle dans la prononciation : telle est par exemple la consonne p dans exempt (de exemptus), baptiser (de baptizare) : dans ce systeme on dcrira phaisan, phantaisie, phantosme; sujet, venamt de subjectwMi sera orthographic subject, etc....

Au point de vue de la pure logique, le systeme phon£tique est la seule orthographe rationnelle ; l'orthographe 6tymologique manque en effet de base, puisqu'ollc ne s'appuie que sur l'orchographe d'uno languo antcrieure, et que d'autre part elle suppose arbitrairemcnt que les Etymologies sur lesquclles elle so fonde pour imposer aux mots telle ou telle Icttre parasite sont indiscutables. D'ailleurs, Torthographe d'une langue, comme la langue elle-meme, n'cst point faitc pour quclqucs

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