A HENRI II
Comme un qui prend une coupe, Seul bonne ur de son tresor, Et de rang verse a la troupe Du vin qui rit dedans Tor :
' 2i PO£SIE.
Ainsi, versant la rosee Dont ma langue est arroustta Sur la race des Valois.
£n son doux nectar j'abbreuve Le plus grand roy qui se treuve Soit en armes ou en lois.
Heureux l'honneur que j'embrasse,
Heurcux qui so pcut vantcr
Dc voir la thebaine grace
Qui sa vertu veut chanter.
Je vien pour chanter la tienne
Sur la corde dorienne,
Et pour estre desormais
Celui qui de tes victoires
Ne souffrira que les gloires
En l'oubly tombent jamais.
De ce beau trait decoch6, Dy, Muse mon esperance, Quel prince sera touche, Le tirant parmy la France ?
Sera-ce pas notre Roy, De qui la divine aureille Boira la douce merveille Qui n'ob6it qu'a ma loy?...