‹ Morceaux choisis des poetes et prosateurs français du 16e siecle. Accompagnés de notices développées sur chaque auteur, de notes grammaticales, littéraires et historiques; précédés d'une grammaire abrégée de la langue du 16e siecle, d'études générales sur l'état de la poésie et de la prose a cette époque, et suivis d'un glossaire explicatif et étymologique de tous les termes sortis de l'usage, qui se rencontrent dans ce volumeChapitre 13 sur 91 · XIV GRAMMAIRE · texte numérisé non relu

XIV GRAMMAIRE

de la bourgeoise.) — « On le traicteroit de la mesme façon de plusieurs autres. »

On rencontre le comparatif employé pour le positif:

« Car il n'est rien en guerre, tant soit moindre, Qui ne soit fort à redouter et craindre. »

(Gringoihe.)

Certains poètes de la Pléiade firent d'inutiles efforts pour imposer à notre langue les comparatifs et les superlatifs latins : savantieio' pour «plus savant», savant une pour «très-savant », prw/entieur i)onr «plus prudent », prudeniime pour « très-prudent », hardieusement pour « plus hardiment », doucimement pour « trèsdoucement 1 ».

On rencontre aussi un certain nombre de superlatifs en issime à la mode italienne : bassissime, clementissime, barbarisshne, bonissime, rêver endissime.

VIII. Le seizième siècle conserve les anciens adjectifs numéraux : prwîe, tiers ^ quart, quint, tout en adoptant les nouveaux, formés sur le nombre cardinal par l'addition àeième : deuxième, u^oisième., quatrième^ cinquième.

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