XVI GRAMMAIRE
Ce que: «Une sçait ^w'il devient» (Desportes). Il s'emploie également pour le relatif qui en parlant des personnes : « les advocas que sont ici » (Rab.). — « Il n'y avoit spectateur que ne pallist. »
Quoi s'employait souvent à la place de cela; et de quoi à la place de dont et de parce que.
Dont se prenait dans le sens de ce dont et dans le sens de à cause de quoi.
On trouve la forme oiiquel remp\açantauquel , de même que dans certains auteurs on remplace l'article aw; « onquel lieu » (Rab.); « ung pays onquel... » (Id.).
V. Pronoms iniléfiuis. — Tel s'employait souvent sans l'article dans le sens du pronom démonstratif cei.
Aucun, formé de aliquis et unus, se prenait dans son sens étymologique, quelqu'un.
La plupart, écrit ordinairement la pi us pay^t ou la pluspart, gardait son sens premier, la plus grande partie, et le verbe auquel il servait de sujet se mettait au singulier : « La pluspart du monde est comme bebetée en cest endroit. » (Calv.) — « Ayant fait sapper la plupart du chasteau. » (Montluc.)
Un, ung, se prenait souvent dans le sens de quelqu'un : « Ouïr le bruit d'ung qui frappe à la porte. »
On disait : « cela revient tout à un » (Calv.) pour tout au même.
Quant au sens de combien de est encore fréquemment usité au seizième siècle. « Quantes heures sont? » (Rabel.)
Un s'employait quelquefois avec l'article là où nous mettrions simplement un : « A peine s'en trouve il de cent /'»n qui en soit vray spectateur. » (Calv.)
On disait avec le pluriel : uns cheveux crespelus (Cl. Marot), V7ies matines (Rab.).
Chacun, chascun, s'employait souvent comme adjectif
DE LA LANGUE DU XVr SIECLE. XVII
au sens de chaque et se plaçait devant le nom : de chascun costé, ckascun jour, chascun an.
Rien entrait dans des phrases positives avec le sens de quelque chose.