‹ Morceaux choisis des poetes et prosateurs français du 16e siecle. Accompagnés de notices développées sur chaque auteur, de notes grammaticales, littéraires et historiques; précédés d'une grammaire abrégée de la langue du 16e siecle, d'études générales sur l'état de la poésie et de la prose a cette époque, et suivis d'un glossaire explicatif et étymologique de tous les termes sortis de l'usage, qui se rencontrent dans ce volumeChapitre 16 sur 91 · VERBE · texte numérisé non relu

VERBE

I. La conjugaison des verbes présente, au seizième siècle, un certain nombre de particularités.

On étend à la première personne du singulier des trois dernières conjugaisons l'usage de l's, autrefois caractéristique de la seconde personne ; cependantla règle ancienne est encore observée dans bien des cas, et l'on écrit j'app7'en, voy, doy, dy, escry, oy,pren,preten, reçoy, sen, tien, vay.

Le parfait garde parfois encore la forme ci, ey, pour i, V eys, vis, veit, vit, veistes, vîtes, veirent, virent, feistes, fîtes, feirent, firent; mais ce qui était trisyllabique au moyen âge n'est plus que disyllabique au seizième siècle.

La troisième personne plurielle du parfait des verbes de la première conjugaison, régulièrement en èrent, prend souvent aussi la forme aren^; ils trouvarent, ils parlarent, ils chantarent.

Par souvenir de l'usage ancien la troisième personne du présent du subjonctif de certains verbes de la première conjugaison ne prenait pas d'e .• « Dieu guard » (Rab.).

Donner faisait au futur donrai, au conditionnel donrais, au présent du subjonctif qu'il doint, doinct.

Inversement les verbes comme devoir, 7'endre ont deverai, renderai, à côté de devrai, 7'endrai.

La troisième personne plurielle du parfait de l'indicàtif de certains verbes de la seconde conjugaison est en indrent, au lieu de inrent : vindrent, tindrent, pi'indrent, sous-tindrent.

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