‹ Morceaux choisis des poetes et prosateurs français du 16e siecle. Accompagnés de notices développées sur chaque auteur, de notes grammaticales, littéraires et historiques; précédés d'une grammaire abrégée de la langue du 16e siecle, d'études générales sur l'état de la poésie et de la prose a cette époque, et suivis d'un glossaire explicatif et étymologique de tous les termes sortis de l'usage, qui se rencontrent dans ce volumeChapitre 22 sur 91 · XXII GRAMMAIRE · texte numérisé non relu

XXII GRAMMAIRE

l'heure, alors; à tout, avec; quant et quant, ensemble; tant plus, d'autant plus ; en lieu de, au lieu de; selon que, à cause que; de mode, de façon, de manière; aussi tost, voulant dire aussi bien : « Ne portent- elles pas aussi tost des cheveux d'une personne morte que d'une autre ? » (H. Estienne) ; à contraire, à l'inverse de ; à contre fil, au contraire; par forte fortune, par hasard, comme le latin forte fortuna.

V. Quelques adverbes avaient des acceptions différentes de celles d'aujourd'hui. T7'op et assez s'employaient fréquemment dans le sens de beaucoup : « de les servir trop mieulx qu'ils ne souloient » (Mellin de Saint-Gelais). — « Il est bien long (le conte), mais il est vieil assez. » (Mardi. )

L'adverbe si, dérivé de sic, a souvent les significations qu'il gardera en partie au dix-septième siècle de : ainsi, toutefois, pourtant, néanmoins, certes, donc. On rencontre souvent la locution si que, tellement que.

L'adverbe dont a encore son sens étymologique de d'où : « Dont venez ? » (Rabel.)

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