XXXII GRAMMAIRE
tude de prononcer es pour ea^;il dit encore : esplication, estinction, eslase, estra, estraordinaire.
Notre X final est souvent remplacé par s au seizième siècle comme au moyen âge : ans, aux; beaus, beaux; chois, choix; pris, prix; vois, voix.
SS correspond à notre c doux dans enù^elasser, faisseaUj menasse, menasser, nourrisse.
S remplace quelquefois c ; sep, cep; simier, cimier; et réciproquement c remplace s .• garson, garçon; perser, percer; tanser, tancer.
L est souvent redoublée par imitation du latin, logiquement dans des mots comme estoûle, et sans aucun motif dans des mots comme escolle, fidelle, parolle.
Le son du g dur est exprimé par gu dans briguand, desguainer, guaige, guaigner, guarder, guarir, guai-aison.
Dans les mots formés de mots latins qui ont à la fin ng ou gn précédant la finale, le vieux français avait rejeté^: loin, de longé ; bénin, de benignus ; malin, de malignus' poin, de pugnus, sein, de signum' estan, de stagnum. Les latinistes rétablissent le ^ partout et écrivent loing, beriing, maling, poing, seing, esiang. Ils mettent ce g même à la fin des mots terminés en latin par n simple, et ils écrivent : ung, aulcung, besoing, chascung, coing, moings, tesmomg.
Là où le vieux français disait conoistre, de cognoscere, assener, à'assignare, dessiner, de designare, laissant tomber le g médial, les latinistes rétablissent ce g et écrivent cognoisire, assigner, dessigner. Quelquefois ils emploient en même temps une double n et un g : recongnoissance (Rabelais).
Le seizième siècle aime à écrire on pour o dans le corps des mots : charongne pour charogne ; rongne pour rogne ' rongner pour rogner; trongne pour trogne.
Il met aussi in pour i dans prins, pour pris; apprins,