DE LA LANGUE DU XV1° SIECLE. XXXIII
pour appris; euty^eprins, pour entrepris ; entreprinse, pour entreprise; surprins, pour siuyris; prinson, pour prison.
B latin, appuyé sur une consonne, disparaît en français : hj, bm, br, bs, bt^ bv, se réduisent en français kj, m, r, s, t, V. Les latinistes rétablissent la consonne supprimée, et, au lieu de sujet, de subjectus, soumis, de submissus, douter, ÙQdubilare{i, atone, précédant immédiatement la syllabe tonique, disparaît nécessairement), ils écrivent subject, soubmis, ou submis, doubler. Le même système de .refonte pédantesque a donné assubjettir et assubjecilr, obmettre, soubdain, soubs, dessoubs, redoubtcr, soubvenir et subvenir, soubstenir.
B, remplacé en français par y, est rétabli devant le v dans debvoir, febvrier, fiebvre, etc. *.
Le seizième siècle aime à redoubler le b : abbî^euver, abbreuvoi'r.
11 en fait autant du p : chappeau, juppe; il remplace r/" française par le ph latin dans phantaisie, phantasier, phantasme, etc.
Le V ayant remplacé le p latin dans neveu, de nepotem; recevoir, de recipere ; savon, de saponem, il rétablit le j5 à côté du v, et adopte ces orthographes barbares : nepveu, recepvoir, etc. ^.
L'ancienne langue avait effacé le c?du préfixe ad devant une consonne : avenir, de advenire; avertir, de advertere; aval, de advallem. Les latinistes du seizième siècle éciivent advenir, advertir, etc. ; de même : adjourner, advancier, adventwe, advis, adviser, advocat, advouer, desadvouer.
Ils surchargent de même d'un d final, par préoccupation étymologique, les mots nud, nu, de nudus; crud,
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