VI PRÉFACE DE LA TROISIÈME ÉDITION
au moins avant leur premier examen de baccalauréat. Il ne devra pas être étudié isolément, mais être rapproché des autres parties de l'enseignement de la langue et de la littérature française, et aussi être utilisé au profit de leurs compositions de style et d'histoire. Il y a là une telle variété de sujets, une si riche matière, tant de points de comparaison, tant d'horizons nouveaux!
La connaissance des classiques latins et de nos classiques français profitera beaucoup de ces études, si elles sont bien faites; celle de la langue maternelle n'y gagnera pas moins. Pour ce dernier objet, il importe de ne pas se contenter de lire, il faut apprendre sérieusement la grammaire placée en tête de ce volume et le glossaire qui le termine. Nous avons expliqué tous les mots rares et difficiles au fur et à mesure qu'ils se présentaient dans nos extraits. Dans le glossaire nous avons réuni tous ceux qui sont sortis de l'usage depuis la fin du seizième siècle, et à la définition nous avons toujours ajouté l'étymologie. L'élève qui voudra graver dans sa tête tous ces mots, toutes ces significations, toutes ces origines, aura fait un progrès considérable. Il pourra lire couramment tous les textes de ce volume, et sera déjà bien préparé pour la lecture des principaux auteurs que nos fragments lui auront appris à goûter.
Heureux ceux qui peuvent, dès leurs classes, avoir les indications nécessaires pour continuer à travailler eux-mêmes toute leur vie ; heureux ceux qui, sur les bancs, sentent s'éveiller en eux celte ardeur d'apprendre beaucoup de choses, et de les apprendre solidement^ qu'on ne peut bien satisfaire que lorsque la flamme généreuse s'estallumée de très bonne heure!