‹ Morceaux choisis des poetes et prosateurs français du 16e siecle. Accompagnés de notices développées sur chaque auteur, de notes grammaticales, littéraires et historiques; précédés d'une grammaire abrégée de la langue du 16e siecle, d'études générales sur l'état de la poésie et de la prose a cette époque, et suivis d'un glossaire explicatif et étymologique de tous les termes sortis de l'usage, qui se rencontrent dans ce volumeChapitre 70 sur 91 · DESPÉRIERS · texte numérisé non relu

DESPÉRIERS

rinc et de quelques moyeux d'œufz ; mais à la vérité je ne sçaurois pas dire dequoy elle se fait par le menu: tant y ha que c'est une façon de bouillie, et l'ay ouy nommer de la caudelée \ Ce gentilhomme en fit son disner. Mais il la mangea si diligemment, qu'il n'eut loisir de se torcher les babines 2, là où il demeura de pelitsgobeaux^deceste caudelée, et encepoincts'enalla veoir un sien voisin, selon la coustume qu'ilz avoyent de voisiner en leurs maisons. Il entre privément chez ce voisin, lequel il trouva qu'il se vouloit mettre à table, et commença à parler galamment. « Comment, dit-il, n'avez vous pas encore disné ?» — «Maisvous, ditl'aultre, avez vous desjà disné ?» — «Sij'ay disné! ditil, ouy, et fort bien, carj'a}^ faict une gorge chaude d'une couple * de perdris, et n'estions que madamoiselle ma femme et moy; je suis marry que n'estes venu en manger vostre part. » L'aultre, qui sçavoit bien de quoy il vivoit le plus du temps, luy respondit : « Vous dites vray, vous avez mangé de bons perdreaux, voilcy là ^ encores de la plume, » en luy montrant ce morceau de caudelée, qui luy estoit demeuré en la barbe. Le gentilhomme fut bien penault, quand il veid que sa caudelée lui avoit descouvert ses perdreaux.

[Ibid., fo88. v°.)

1 Comme chaudelée, de cJtaudeau, boisson chaude. — 2 Bnbine, ou baboume, est le nom vulgaire des lèvres chez les sinqes, les ruminants, eic. Il parait venir, comme balioidn, singe, du patois allemand biippe, muffle. — ^ Morceaux. Le vieux substantif gobeau, comme le verbe gober, est d'origine celtique : gaélique, gob, gab, bouche; irland, gob, gab, bouche, bec; kymry, givp, bec. La locution tout de go, librement, sans obstacle, qu'on écrivait autrefois tout de gob, a la même origine. — * Couple est du ft^minin quand il s'agit de deux choses mises ou considérées ensemble. Il est du masculin quand il ajoute à l'idée de nombre celle d'assemblage moral, d'union. — 5 En voilà.

286 PROSATEURS DU Xvr SIÈCLE.

De la Pie et de ses Piaux.

C'est trop parlé de ces hommes et de ces femmes : je vous veulx faire un compte d'oyseau. C'estoit une pie qui conduisoit ses petis piauz par les champs, pour leur apprendre à vivre; mais ilz faisoyent les besiatz i et vouloyent lousjours retourner au nit, pensans que la mère les deust toujours nourrira la bêchée : toutesfois, elle, les voyant tous drus pour aller par toutes terres, commença à les laisser tout seulz petit à petit, en les instruisant ainsi: « Mes enfans, dit elle, allez vous en par les champs ; vous estes grans pour chercher vostre vie; ma mère me laissa que je n'estois pas si grande de beaucoup que vous estes. » — « Yoyre mais*, disoyent ilz, que ferons nous? Les arbalestriers nous tueront.» — «Non feront ^, non, disoit la mère : ilfault du temps pour prendre la visée. Quand vous verrez qu'ilz lèveront l'arbaleste, et qu'ilz la mettront contre la joue pour tirer, fuyez vous en.» — «Et bien! nous ferons bien cela, disoyent ilz; mais si quelqu'un prend une pierre pour nous frapper, il ne faudra point qu'il prenne de visée : Que ferons nous alors ?» — « Eh ! vous verrez bien tousjours, disoit la mère, quand il se baissera pour amasser la pierre. » — «Voyre mais, disoyent les piauz, s'il portoit d'advanture la pierre toute preste en la main pour ruer*?» — «Ahl dit la mère, en sçavez vous bien tant? Or, pourvoyez vous, si vous voulez. »

1 « Besiat ou bpzint est un mot languedocien qui signifie douillet, mignard. Faire le besiat, c'est faire le migiiard. » (La Monnoye.) — ^ Vraiment, certes, de verum mayis. — ^ Hs ne le feront pas. — * Lancer, du latin ruere.

DU BELUY. 287

Kt ce disant, elle les laisse et s'en va. Si vous n'en riez, -1' n'enploureray je pas. [Ibid., i° 102.)

DU BELLAY (joachim) (1525-15G0)

Joachim du Dellay naquit au bourg de Lire, dans les Mauges, à douze lieues d'Angers, vers 1525. Il fut dès l'enfance animé d'une ambitieuse émulation par la célébrité dont jouissaient dans les armes, dans les négociations et dans les lettres ses parents, M. de Langcy et le cardinal du Bellay; mais ses espérances furent déçues, et il éprouva beaucoup de vicissitudes et de malheurs, qu'il a racontés dans une élégie latine adressée à Jean Morel d'Embrun, son ami intime. L'élude le consola de ses tribulations. Il se prit d'admiration ardente pour les grands auteurs grecs et latins, et ambitionna la gloire de les imiter dans sa langue maternelle, que François P' protégeait si puissamment, q^u'il établissait dans les tribunaux par son ordonnance de 1539, et qu'il imposait à ses professeurs du collège de France.

Vers 1548, alors qu'il s'occupait du droit, il fit la connaissance de Ronsard non encore parvenu à la célébrité. Cette liiiison stimula son ardeur naturelle, et pendant que Ronsard étudiait silencieusement avec Jean-Antoine de Baif, Remy Belleau et quelques autres, sous la conduite de Jean Dauiat, du Bellay publia, en 1549, son premier recueil de poésies, dédié à la princesse Marguerite, sœur de Henri II. Quatre mois après, parut la Défense et Illustration de la langue française, dédiée au cardinal du Bellay. Le poème intitulé l'Olive fut donné au public vers la fin de l'année 1550. Nous n'avons pas à revenir ici sur ses poésies 2. Nous le considérons, en ce moment, uniquement comme prosateur. A ce titre, il s'est acquis une véritable gloire par son lllusiration de la langue française. Ce ne devait d'abord être qu'une epistre ou avertissement au lecteur, en tête de ses poésies; mais la pensée de l'enthousiaste admirateur des anciens s'agrandit, et il fit un volume. Ce livre, plein de juvénile audace et d'ardente confiance, devint une sorte de manifeste de la nouvelle école poétique qui s'essayait alors, et qui est demeurée célèbre sous

1 Le premier si est conditionnel, du latin si; le second affirmatif, du latin sic. — - Voir pages 1)1-108.

288 PROSATEURS DU XYl' SIÈCLE.

le nom de la Pléiade, qu'elle se donnait fièrement elle-même, après s'être d'abord appelée simplement lo Brigade. « Toutes les tendances de l'esprit français, dit M. Nisard', tous les progrès que la poésie avait encore à faire, sont exprimés dans ce manifeste, excellent écrit où, malgré une certaine exagération de jeunesse, quelques contradictions, trop peu d'ordre, la langue est ferme, le tour vif et naturel, les expressions durables. Le plan n'en est pas marqué ; et ce que Calvin a insinué de Luther est vrai surtout de du Bellay, lequel procède par une ardeur impétueuse plutôt que par fp-avité judiciaire. Mais la pensée est complète, et tout ce qu'il y avait à dire est dit, hors de son lieu ou en son lieu. « Du Bellay confond dans une proscription commune et ceux qui, par dédain de [la langue vulgaire, écrivaient en latin, et ceux qui écrivaient en français, sans études grecques ni latines, les cicéroniens et les poètes à la mode. 11 combat les cicéroniens par Cicéron lui-même, lequel avait défendu le latin contre ceux qui le dédaignaient pour le grec, quoiqu'il ne fût pas plus suspect d'estimer médiocrement la langue grecque que du Bellay, défendant le français, n'était suspect de n'estimer pas assez les langues anciennes. »

« Quoi qu'on puisse aujourd'hui penser de ces éblouissantes pro- Oiesses, dit à son tour Sainte-Beuve, l'augure en est sur l'heure accepié, et la croisade commence.» « Ce fut une belle guerre que l'on entreprit lors contre l'ignorance, « nous dit e.i ses Recherches Pasquier, dont le vieux cœur se réchauffe après quarante ans à ces souvenirs de jeunesse. Son imagination s'anime pour les peindre, et il se plaît à nous montrer Pierre de Ronsard, Poiitus de Thiard, Remy Belleau, Etienne Jodelle, Jean-Antoine de Baïf, s'avançant en brigade et formant ce qu'il appelle ;i le gros de la bataille ». « Chascun d'eux avoit sa maistresse qu'il magnifioit, et chascun se promettoit une immortalité de nom par ses vers : vous eussiez dit que ce temps-là estoit du tout consacré aux muses. » «Le siècle entier est désormais gagné h cette génération ardente ; tous les nouveaux poètes s'enrôlent sous leur bannière, et quelques-uns môme des anciens, tels que Maurice Scève de Lyon, Jacques Pelletier du Mans, Thomas Scbillet et Théodore de Bèze, se rallient avec eux. Vainement le bon Gaulois Rabelais prodigue-t-il ses bouffées de railleries à un style qui rappelle lo jargon de son écolier limousin : on ne prend pas son rire au sérieux, et, quand il meurt, ceux mêmes dont il s'est moqué lui font à l'envi de belles épitaphes *. »

Le manifeste de Joachim du Bellay fitgrani éclat; il ne fut cependant pas reçu sans contestation. L'n poète de l'ancienne école, do l'école de Marot, la veille encore si prospère et si dominante, Charles Fontaine, y répondit par le Quintil Horatian ; mais ce ne fut qu'une récrimination sans portée.

1 llist. de la littér. franc., liv. II, ch. iv, § 2.-2 Tableau de la poésie française au seizième siècle, p. 51 et 02.

JOACniM DU BELLAY. 289

Qu'il est impossible d'égaler les anciens en leurs langues.

S'il s'en trouvoit de telz qui voulussent faire des braves et depriser^ toutes choses écrites en françoys, je leur demanderoys voluntiers en ceste sorte : Que pensent doncques faire ces reblanchissenrs de murailles, qui jour et nuyt se rompent la teste à immiter : que dy je immiter ?'mais ^ transcrire un Virgile et un Giceron? bâtissant leurs poëmes des hemystyches de l'un, et jurant en leurs proses ' aux motz et sentences de l'autre, songeant (comme a dict quelqu'un) des pères conscriplz, des tribuns, des comices, et toute l'antique Rome, non autrement qu'Homère, qui en sa Batrachomyomachie adapte aux raz et grenoilles les magnifiques tiltres ^ des Dieux et Déesses. Ceux la certes méritent bien la punition de celuy qui, ravy au tribunal du grand juge, respondit qu'il etoit Giceronien. Pensent ilz donques, je ne dy égaler, mais aprocher seulement de ces aucteurs ^, en leurs langues, recuillant de cet orateur, et de ce poëte ores^ un nom, ores un verbe, ores un vers, et ores une sentence : Gomme si en la façon qu'on rebatist un vieil édifice, ils s'attendoient rendre par ces pierres ramassées à la ruynée fabrique de ces langues, sa première grandeur et excellence? Mais vous ne serez jà si bons massons

1 Mépriser, dédaigner. — 2 Maif, dans cette 'phrase, signifie bien plus, conformément h son étyniologie, magis. Les exemples analogues sont très fréquents au seizième siècle; ils le sont également au dixseptième. — 3 Ouvrages en prose. — * C'est-à-dire, affuble les rats et les grenouilles de magnifiques titres. — ^ L'exacte correction demanderait : Je ne dis pas égaler ces auteurs, 77iais seulement en approcher. — ^ Tantôt.

290 PROSATEURS DU XVr SIECLE.

(vous qui estes si grands zélateurs des langues greque et latine) que leur puissiez rendre cette forme que * leurs donnèrent premièrement ces bons et excellens architectes : et si vous espérez (comme fist Esculape des membres d'Hippolj te) que par ces fragmentz recuilliz, elles puyssent estre resuscitées, vous vous abusez : ne pensant point qu'à la cheute de si superbes édifices conjointe à la ruyne fatale de ces deux puissantes monarchies, une partie devint poudre, et l'autre doit estre en beaucoup de pièces, les queles vouloir réduire en un, seroit chose impossible : outre que beaucoup d'autres parties sont demeurées aux fondementz des vieilles murailles, ou égarées par le long cours des siècles ne se peuvent trouver d'aucun. Parquoy 2 venant à redifier cette fabrique, vous serez bien loing de luy restituer sa première grandeur, quand où souloit estre la sale, vous ferez par avanture les chambres, les etables, ou la cuysine : confundant les portes et les fenestres, bref changeant toute la forme de l'édifice. Finablement j'estimeroys l'art pouvoir exprimer la vive énergie de la nature, si vous pouviez rendre cete fabrique renouvelée semblable à l'antique, étant manque 3 l'idée, de la quele faudroit tyrer l'exemple pour la redifier. Et ce (afin d'exposer plus clerement ce que j'ay dict) d'autant que les anciens usoient des langues qu'ilz avoient succées avec le laict de la nourice, et aussi bien parloient les indoctes, comme les doctes, si

1 La forme, cette forme que. — * Et ainsi, de cette sorte. — 3 Vieux mot, vt^nant du latin 77ia7icus, qui signifie; au propre mancliot, mutilé, t'Stroplô, privé d'un membre, et au figuré, défectueux, imparfait, incomplet. « Je n'aj' rien moins que moy, et si en est la possession en partie manque et empruntée. » (Montaigne, lîss., liv. V, c!i. IX.) « Il esi fort peu d'exemples de vie pleins et purs. Et faict on tort à nostre instraclion de nous en proposer tous les jours d'imbéciles et manquen, h peine bons à un seul pli, qui nous tirent en arrière. « (Id., io., liv. III, ch. xiii.)

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non que ceux cy aprenoient les disciplines » et l'art de bien dire, se rendant par ce moyen plus eloquens que les autres. Voyla pourquoy leurs bienheureux siècles etoient si fertiles 2 de bons poètes et orateurs. Voyla pourquoy les femmes mesmes aspiroient à ceste gloire d'éloquence et érudition, comme Sapho, Gorynne, Cornelie, et un milier d'autres, dont les noms sont conjoings aveques la mémoire des Grecz et Romains. Ne pensez donques, immitaleurs, troupeau servil, parvenir au point de leur excellence, veu qu'à grand'peine avezvous appris leurs motz et voyla le meilleur de vostre aage passé. Vous depriseznostre vulgaire ^ paravanture non pour autre raison, sinon que des enfance, et sans étude, nousl'aprenons, les autres avecques grand-peine et industrie. Que s'il etoit, comme la Greque et Latine,

■• Les belles-leUres, les sciences. On a dit de même : « Le christianisme a été publié d'abord par des personnes qui avaient peu de connoissance des disaplines. » (Le Vaykr, Hom. ucad., xxviir.) « Je ne m étonne pas que le bon goût ne se trouve pas en des lieux où règne la barbarie, et qu'il n'y ait point de discernement où les lettres les arts et les disciphivs sont perdus. » (Saint-Evremond, Obs. sur le goût et le discern. des François.) « Tout ce qu'il y a de ténèbres répandues sur les beaux-arts et sur les sciences les plus épineuses cédoit à la pénétration de .«on génie, et il n'étoit pas moins l'oracle de toutes les belles disciplines que celui de la jurisprudence » (Mass., Or. fim. de Séguier.) — 2 fertile de, pour fertile en se trouve dans Malherbe : '

On tient que ce plaisir est fertile de peines. »

Stanc. pour une mascarade.)

3 L'adjectif vidgaire s'employait substantivement pour langue vulgaire. Pasquier, développant les mômes idées que du Bellay, a dit comme lui : « \ous estes donc d'opinion que c'est perte de temps et de papier de rédiger nos conceptions en vulgaire, pour en faire part au public.» [Lfttre à M. de Tournebu, liv. I, leti. 11, éd. Amsterdam, 1723.) « Je seray tousjouis pour le parti de ceux qui favoriseront leur vulgaire. » [Ibid.) « Ils apprennent nostre vulgaire, si par nos escrits il se rend di£;ne d'estre appris. Si nous voyons les marchands pour leur commun trafic d'une marchandise périssable, apprendre qui l'allemand, qui l'espagnol, qui l'anglois, doubterons-nous, en ce iouable commerce d'esprns, d'apprendre les autres vulgaires, si d'eux nous pouvons cspuiser chose qui fasse à notre édification '' .. [Ibid)

292 PROSATEURS DU XVl" SIÈCLE.

pery et mis en reliquaire de", livres, je ne doute point qu'il ne feust (ou peu s'en faudroit) aussi dificile à apprendre comme elles sont. J'ay bien voulu dire ce mot, pour ce que ^ la curiosité humaine admire trop* plus les choses rares et difficiles à trouver, bien qu'elles ne soient si commodes pour l'usaige de la vie, comme les odeurs et les gemmes ^, que les communes et nécessaires, comme le pain et le vin. Je ne voy pourtant qu'on doyve estimer une langue plus excellente que l'autre, seulement pour estre plus difficile, sienne vouloit dire * que Lycophron feust plus excellent qu'Homère, pour estre plus obscur, et Lucrèce que Virgile, pour ceste mesme raison.

{La Beffence et illustration de la langue françoyse, liv. I, ch. XI, édit. 1541).)

Exhortation aux Françoys d'écrire en leur langue, avecques les louanges de la France.

Donques, s'il est ainsi que de nostre tens les astres, comme d'un accord, ont par une heureuse influence conspiré en l'honneur et accroissement de notre langue, qui sera celuy des scavans qui n'y voudra mettre la main, y rependant de tous cotez les fleurs et fruictz de ces riches cornes d'abundance greque et latine? ou i\ tout le moins qui ne louera et approuvera l'industrie des autres ? Mais qui sera celuy qui la vouldra blâmer? Nul, s'il n'est vrayment ennemy du nom françoys. Ce prudent et vertueux Themistocle Athénien montra bien que la mesme loy naturelle, qui commande à chacun défendre le lieu de sa naissance, nous oblige aussi de

1 Parce que. — - Ruaucoup. — " Pierres précieuses. — * A moins qu'on ne veuille dire.

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