‹ Morceaux choisis en prose et en vers des classiques allemandsChapitre 108 sur 249 · SCÈNE XII · texte numérisé non relu

SCÈNE XII

Mme Staar; Mme Brendbl.

Mme Brbndel. Me voilà, ma très-chère cousine. J’ai couru, je suis hors d’haleine. — J’en étais précisément à ma dix* septièmo tasse de café ', mais j’ai tout laissé là.

Mme Staar. Bien obligée, ma très- honorée cousine. Savezvous déjà que....

Mme Brendel. Ohl je sais tout! Ma servante était à la boucherie . et voilà que le boucher a raconté que son voisin, le tisserand, avait entendu que le famulus du sénat disait a sa Glle : Miekc, a-t-il dit, il y a là-bas dans la carrière une couple de comtes qui sc sont cassé bras et jambes, et qui seront bientôt ici. Le garde* tour sonnera de la trompe, les enfants répandront des fleurs; les autorités in cor/iore iront à leur rencontre, et l’on sonnera les cloches.

Mme Staar. 11 n’y a dans la carrière qu’une seule personne, ma chère cousine, une seule; mais c’est, sans doute, un grand seigneur. Il logera chez nous. Le ministre a écrit lui-même et instamment 2 prié mon fils. Vous pouvez vous imaginer, ma chère cousine, le remue-ménage qu'il y a dans la maison; et tout retombe sur moi! tout sur moil

Page 1