Comme cela tombe alors (Germ
5. Dans les anciens almanachs , les jours de fêles sont imprimés en
rouge. * v •
Celte réponse parut faire grand plaisir au richard. « Jean, lui dit-il, tu n’es maintenant qu’un pauvre hère; je veux faire ton bonheur. Voilà cent écus comptant; seulement, fait trêve à tes chansons; l’argent a un son plus agréable. »
Il se confond en remerciements et se retire d’un air tout effaré et plus tremblant qu’un voleur. 11 caresse la bourse qu’il tient, compte, pèse et balance dans sa main l’argent, l’argent source de sa joie et nouvelle pâture de ses yeux.
Il le contemple avec une joie muette, et le confie à un coffre dont les bandes de fer et les fortes serrures bravent les tentatives des voleurs, et auprès duquel le pauvre insensé, poussé par l’avarice et par une inquiète prévoyance, fait sentinelle pendant la nuit. Dès que le chien remue, aussitôt que le chat fait le moindre mouvement, il visite toute la maison jusqu’à ce qu’il soit bien convaincu qu’il n’a point été volé par quelque audacieux filou, jusqu’à ce qu’enfin il ait mis en fuite, en les rouant de coups, son bouldogue qui savait mille tours et s’asseyait près de la chaudière en frétillant de la queue, et son matou 1 , le favori des jeunes chattes, dont la fourrure était si lisse et les pattes si veloutées.
Plus il économise et plus il apprend que les soucis et les richesses sont associés bien souvent, et que, par leurs plaisirs équivoques *, les hommes efféminés se séparent à jamais de la liberté qui ne rayonne que dans les âmes pures, et dont le bonheur ne saurait être remplacé par l’or.
Désireux de rentrer en possession de sa tranquillité, il rapporte la bourse pleine d'argent au richard son voisin, qu’il avait constamment éveillé jusqu’au jour où celui-ci l’avait gorgé d’écus. «Monsieur, lui dit-il, apprenez-moi quelque chose de mieux que de veiller sur do l’argent au lieu de chanter reprenez votre malheureuse bourse et laissez-moi ma joyeuse humeur. Continuez à me porter envie en secret ; je ne tro-