‹ Morceaux choisis en prose et en vers des classiques allemandsChapitre 132 sur 249 · Voy. dans le I er volume la note de la page · texte numérisé non relu

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a. Un Tamerlan combattant.

lier' ! Quoi! du milieu de l’armée? en passant par-dessus la tête des combattants? Veux-tu bien t’en aller, Parthel Tu jettes partout l’épouvante, noir guerrier *.

On tremble aussi de recevoir la mort de ta main 5 , fou ou coureur 4 . Tu appartiens à un corps qui joue dans l.e monde un rôle bien important : les maisons, les cours, les tentes sont toujours ouvertes aux fous et aux coureurs.

Ah! voilà la reine qui s’avance en amazone et va où il lui plaît; il est beaucoup permis aux dames. Chevaliers, éléphants*, simples soldats *, Porus, Annibal, tout se met de côté pour lui livrer passage.

Echec au roi'! Allons, monarque suprême, toi-même quitte la place où tu goûtais le repos! ne confie le salut de ta majesté ni à tes officiers seulement, ni même à ton épouse; mais, hélas! il est trop tard!

Echec, échec au roi! — Voilà notre partie finie 7 ; et maintenant, chevaliers, paysans, roi, cavaliers, fous, reposent pêle-mêle dans la botte qui leur sert de tombeau.

C’est ainsi que va le monde. Licteur et consul, vainqueur et vaincu, tout va dans la botte. — Pour toi, remplis tes fonctions et joue le jeu de la vie dans lequel tu n’es que l’instrument d’un être supérieur.

Herder (d’après J, Balde).

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