‹ Morceaux choisis en prose et en vers des classiques allemandsChapitre 150 sur 249 · Prends courage · texte numérisé non relu

Prends courage

2. 11 y a dans le lexie une eltipse très-bardie : Ne m’as-lu gracieusement sauvé de la main des brigands et du torrent à la riyc sainte, etc.

les cailloux; il s’arrête, il écoute : c’est une source vive qui jaillit du rocher en murmurant 1 ; le voyageur s’incline avec joie et rafraîchit ses membres brûlants.

Déjà le soleil brille à travers le feuillage et dessine sur les prairies vivement éclairées les ombres gigantesques des arbres. Méros voit deux voyageurs marcher sur la route et veut les devancer d’un pas rapide, lorsqu’il les entend prononcer ces mots : c C’est maintenant qu’on l’attache à la croix. »

L’inquiétude lui donne des ailes *, les angoisses de la crainte précipitent sa course. Aux rayons du soleil couchant, il voit briller de loin les tours de Syracuse, et Philostrate, le fidèle gardien de sa maison, vient à lui et frémit en reconnaissant son maître.

« Fuis* ! tu ne peux plus sauver ton ami, sauve du moins tes propres jours. C’est dans ce moment qu’il subit son supplice. D’heure en heure il attendait ton retour le cœur plein d’espoir, et les railleries du tyran ne pouvaient lui enlever sa ferme confiance. »

c S’il est trop tard, si je ne puis venir à temps pour le sauver 4 , la mort me réunira à lui. Il ne faut pas que le tyran sanguinaire puisse dire qu’un ami a violé la foi qu’il avait donnée à son ami. Qu’il frappe deux victimes et qu’il croie à l’amitié et à la fidélité. »

Et le soleil disparaît à l’horizon lorsqu’il arrive aux portes de la ville, et voit, au milieu de la foule ébahie, la croix déjà dressée. Déjà on y attache son ami ; il fend avec vigueur les flots de la multitude : « C’est moi, bourreau,' s’écrie- t-il, c’est moi qu’il faut faire mourir! c’est pour moi qu’il s’est mis en ôtage. »

Le peuple est saisi d’étonnement; les deux amis se jettent dans les bras l’un de l’autre et pleurent de douleur et de joie;

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