‹ Morceaux choisis en prose et en vers des classiques allemandsChapitre 157 sur 249 · llientôt cependant ils l’entourent tout haut (ellipse · texte numérisé non relu

llientôt cependant ils l’entourent tout haut (ellipse

perions-nous à la colère de Périandre *, si tu lui déclarais que nous t’avons dépouillé? Nous n’avons que faire de tou or, si la crainte du châtiment nous empêche à tout jamais de rentrer dans notre patrie.

— S’il n’est pour moi aucun moyen de salut, du moins accordez-moi une grâce: consentez à ce que, suivant l’usage des joueurs de lyre, je meure comme j’ai vécu. Lorsque j’aurai fait entendre mon dernier chant et que les cordes de ma lyre auront retenti encore une fois, que pour moi s’éteigne la lumière du jour 1 *

Cette prière ne les fait point rougir, ils ne pensent qu’au butin. Cependant, entendre un chanteur si célèbre est un attrait pour leur cœur.

« Si vous voulez m’écouter avec calme, laissez-moi changer de vêtements : Apollon ne m’inspire que lorsque je suis richement paré. »

Lejeune homme couvre son beau corps d’une merveilleuse tunique d’or et de pourpre ; un léger manteau descend en plis ondoyants jusqu’à ses pieds ; ses bras sont ornés de bracelets; sur son cou, son front et ses joues flottent ses cheveux parfumés que ceint une couronne.

Dans sa main gauche repose la lyre ; de la droite, il tient l’archet d’ivoire ; il paraît respirer avec plaisir l’air vivifiant, et resplendit aux rayons de l’aurore. Muet d’étonnement, l’équipage l’entoure. Arion s’avance jusqu’au bord du navire et plonge ses regards dans la mer azurée .*

c * Compagne de ma voix, ô ma lyre! suis-moi dans le royaume des ombres. Nous n’avons rien à redouter des fureurs du gardien des enfers : la puissance de l’harmonie l’apaise à l’instant 3 . Héros de l’Élysée, qui avez échappé au soyibre fleuve, âmes paisibles, déjà je vous salue !

« Mais pourrez-vous me délivrer de mon chagrin? Je laisse

t. Où resterions-nous devant Périandre (Gerpi.).

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